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Cour de district de Rivière-Noire saccagée
Des pièces à conviction et un serveur informatique manquent à l’état des lieux
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Cour de district de Rivière-Noire saccagée
Des pièces à conviction et un serveur informatique manquent à l’état des lieux
La cour de district de Rivière-Noire, à Bambous, est fermée jusqu'à nouvel ordre. Dans un communiqué publié hier, mercredi 14 octobre, le bureau du chef juge par intérim a annoncé que le magistrat et le personnel seraient temporairement affectés à la cour de district de Lower Plaines-Wilhems, à Rose-Hill, où seront traitées les affaires urgentes. Les autres juridictions fonctionnent normalement.
Cette décision fait suite aux dégâts constatés après que les locaux ont été saccagés mardi soir. Mais au-delà des dommages matériels, c'est la disparition de pièces à conviction, de dossiers judiciaires et du serveur informatique principal qui inquiète.
Une équipe d'une dizaine de policiers, conduite par un inspecteur, s'est rendue sur place pour faire l'état des lieux. Les enquêteurs doivent désormais établir l'inventaire précis de ce qui manque et déterminer si des pièces liées à des affaires sensibles ont été emportées. Le serveur, susceptible de contenir des données importantes, constitue un volet à part entière de l'enquête. Les images de vidéosurveillance sont en cours d'examen pour reconstituer les faits et identifier d'éventuels suspects.
Acte délibéré ?
Plusieurs dossiers retiennent l'attention. Celui d'un ressortissant chinois, dont des appareils photographiques avaient été saisis dans une affaire d'observation illégale de dauphins. Celui d'un membre de la National Coast Guard arrêté pour une affaire de drogue. Les enquêteurs vérifient aussi si des dossiers récents, notamment ceux concernant Gulshan Govind et Kris Chimajee, [contexte], ont été touchés. À ce stade, rien n'établit un lien entre ces affaires et les faits de Bambous.
La piste d'un acte délibéré visant à faire disparaître des éléments de preuve n'est pas écartée. Quelle que soit l'hypothèse retenue, l'affaire soulève déjà des questions sur la sécurité des pièces conservées dans cette juridiction.
Reste à déterminer ce qui a disparu, dans quelles circonstances, et si ces éléments étaient de nature à compromettre des procédures en cours.
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