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Domoina Radaniela Andrianoro, lauréate du concours MT180
Dans cette ère de communication, il faut donner une voix à la science
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Domoina Radaniela Andrianoro, lauréate du concours MT180
Dans cette ère de communication, il faut donner une voix à la science
Domoina Radaniela Andrianoro, étudiante à l’université des Mascareignes, est la lauréate de l’édition 2025 du concours de vulgarisation scientifique «Ma thèse en 180 secondes (MT180)». Organisée par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), en partenariat avec l’ambassade de France à Maurice, la finale s’est tenue le 26 juin à l’Institut français de Maurice.
■ Qu’avez-vous ressenti en entendant votre nom comme gagnante du concours ?
C’est difficile à décrire. C’était un mélange de joie d’avoir gagné, de soulagement après tout le stress de préparation, et surtout de gratitude envers Dieu car c’est une grâce.
■ Que représente ce concours pour vous, personnellement et en tant que chercheuse ?
Au départ, c’était juste un défi personnel. Je recevais différentes remarques sur la façon dont je communique. J’ai appris à l’améliorer dans ce concours. Puis c’est devenu une opportunité pour vulgariser le projet de recherche et surtout rencontrer d’autres personnes.
■ Comment s’est passée la préparation ? Était-ce difficile de résumer des années de recherche en seulement trois minutes ?
Certainement. Trois minutes est peu pour parler d’un projet de recherche. Mais c’est le jeu, on apprend à être concis et à s’adapter à l’audience. Pour moi, le plus dur a été de gérer le stress car c’est une compétition, et surtout c’est difficile de monter sur scène. Heureusement, les formations organisées par l’AUF nous ont beaucoup aidés.
■ Quelle a été votre stratégie pour captiver le public tout en restant fidèle à la rigueur scientifique ?
Je reprends les points essentiels de ma recherche puis je l’exprime avec un vocabulaire et des exemples simples. J’ai pu avoir des feedbacks de mes superviseurs et de mes collègues pour peaufiner le texte. Le public est attentif quand il comprend. On n’invente rien, on ne cherche pas à compliquer les choses. Puis, les touches personnelles viennent naturellement quand je suis à l’aise avec le discours. Je suis ravie que cela ait marché.
■ Y a-t-il un moment marquant de la finale que vous aimeriez partager ?
Les autres candidats ont fait de magnifiques prestations. Alors que j’étais très stressée, je recevais des messages de ma famille et de mes amis qui priaient pour moi. J’étais toute légère quand mon tour est arrivé. Tout s’est bien passé – gloire à Dieu.
■ En moins de 180 secondes, de quoi traite votre thèse ?
Ma thèse étudie si les terres dont nous disposons à Maurice peuvent être utilisées pour fabriquer des blocs de terre comprimée stabilisée. Si cette technique fonctionne ailleurs, une étude est nécessaire pour l’adapter aux caractéristiques de notre sol local. C’est une alternative plus écologique aux parpaings et elle permet de valoriser le matériau terre.
■ Pourquoi pensezvous que la vulgarisation scientifique est essentielle aujourd’hui ?
Dans cette ère de communication, il est important de donner une voix à la science. Pour cela, il faut parler le langage du public afin de capter son attention et de communiquer efficacement.
■ Pensez-vous qu’il faille intégrer plus de communication et de pédagogie dans les formations doctorales ?
Certainement, nous ne pouvons qu’en bénéficier. C’est par la pratique que l’on améliore ses compétences en communication et en prise de parole en public. D’ailleurs, mon parcours en est un bon exemple.
■ Que diriez-vous à un jeune ou une jeune qui hésite à se lancer dans la recherche ?
Si vous hésitez, c’est que vous avez déjà au moins une raison de vous lancer dans la recherche. Il faut oser pour découvrir l’aventure qui se cache derrière. Personnellement, j’y suis comme un poisson dans l’eau. Peut-être est-ce aussi votre voie. À vous de le découvrir, il ne faut pas avoir peur.
■ Maintenant que la sélection intermédiaire suit son cours, dans quel état d’esprit êtes-vous en attendant les résultats et comment anticipez-vous la prochaine étape : la finale internationale ?
Je suis sereine, et c’est le plus important. Je fais confiance à la décision du jury, quels que soient les résultats qu’il annoncera. La finale internationale sera certainement plus compétitive, à en juger par l’édition 2024. J’ai déjà des idées pour améliorer ma prestation, et j’ai tiré de précieuses leçons de la finale nationale.
Sélection et finale internationale
Domoina Radaniela Andrianoro participe actuellement à la sélection intermédiaire aux côtés des vainqueurs des différentes finales nationales. À l’issue de cette étape, les 14 meilleurs accéderont à la grande finale internationale de MT180, prévue en octobre à Bucarest, en Roumanie.
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