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Coopération régionale
COI-UE : un dialogue stratégique tourné vers 2028
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Coopération régionale
COI-UE : un dialogue stratégique tourné vers 2028
La Commission de l’océan Indien (COI) et l’Union européenne (UE) ont tenu leur dialogue stratégique le mardi 20 octobre, au siège de la COI, à Ébène. Le secrétaire général de l’organisation régionale, le Dr Ibrahim Norbert Richard, y a accueilli une délégation conduite par l’ambassadeur de l’UE à Maurice, Oskar Benedikt. Elle était composée de dix ambassadeurs et représentants européens en poste dans la région.

Cette rencontre vise à passer en revue les priorités partagées des deux organisations et à les traduire en projets concrets au bénéfice des États membres de la COI. Les échanges s’inscrivent dans deux perspectives. La première est la prochaine période de programmation de l’action extérieure de l’UE, qui s’ouvrira en 2028. La seconde est la mise en œuvre de l’accord de partenariat économique (APE) approfondi récemment conclu entre l’UE et quatre États membres de la COI : les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles. La Réunion, membre de l’organisation au titre de la France, est quant à elle une région ultrapériphérique de l’UE.
Une quarantaine de projets
L’UE accompagne la COI depuis 40 ans. Cette coopération a donné lieu à une quarantaine de projets dans dix secteurs, pour un budget de plus de 300 millions d’euros (environ Rs 16,6 milliards). Parmi les initiatives citées en exemple figurent l’Architecture régionale de sécurité maritime (ARSM) et le Programme régional de surveillance des pêches (PRSP). Tous les pays de la côte est de l’Afrique s’y sont joints.

Le secrétaire général de la COI a déclaré : «La COI et l’UE entretiennent un partenariat historique, solide et diversifié.» Selon lui, la gouvernance océanique, la sécurité maritime, l’économie bleue, les pêches et l’adaptation aux dérèglements climatiques devraient rester au cœur de ce partenariat.
L’ambassadeur de l’UE a, pour sa part, assuré que l’Union continuera de soutenir un plurilatéralisme qui tient compte des besoins de chaque pays. Oskar Benedikt a souligné : «L’appui fidèle de l’UE à la COI et la mise en œuvre des objectifs communs prennent toute leur importance dans ce contexte.»

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