Publicité

Ukraine

Cette frappe russe meurtrière a tout d’une provocation pendant les pourparlers

1 décembre 2025, 15:52

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Cette frappe russe meurtrière a tout d’une provocation pendant les pourparlers

Photo diffusée par l’Administration militaire régionale de Dnipropetrovsk ce 1er décembre montrant un officier des forces de l’ordre ukrainiennes au milieu des décombres d’une nouvelle frappe russe.

Alors que Volodymyr Zelensky fait étape à Paris et que l’émissaire américain Steve Witkoff poursuit les pourparlers avec le négociateur ukrainien, la Russie continue de bombarder l’Ukraine.

La Russie multiplie ses frappes sur l’Ukraine en dépit des négociations menées par les Américains pour mettre fin à la guerre entre Kiev et Moscou déclenchée il y a bientôt quatre ans.

Dernier exemple en date ce lundi 1er décembre, au moment où Volodymyr Zelensky arrivait à Paris pour faire le point sur les intenses négociations toujours en cours aux États-Unis. À Dnipro, grande ville du centre-est de l’Ukraine, au moins quatre personnes ont été tuées et 22 autres blessées dans un énième bombardement russe.

« Il y a déjà quatre morts à Dnipro » et 22 blessés, a indiqué sur Telegram le gouverneur Vladyslav Gaïvanenko. Un précédent bilan faisait état de trois morts et 15 blessés. L’attaque, survenue autour de 10h30 locales (soit 9h30 heure français), a endommagé une station-service et des entreprises, ont précisé dans un communiqué les services de secours (DSNS).

Ces derniers ont d’ailleurs publié des images sur lesquelles on peut voir un corps allongé par terre dans un sac mortuaire noir, des secouristes portant des blessés vers une ambulance sur des brancards, un bus scolaire aux vitres soufflées et des voitures calcinées.

Durant l’été 2025, les forces russes ont pénétré pour la première fois dans la région de Dnipropetrovsk, dont Dnipro est la capitale, et continuent depuis d’y avancer lentement. Centre industriel et universitaire qui comptait près d’un million d’habitants avant l’invasion russe, Dnipro se trouve à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de la ligne de front qui traverse le nord, l’est et le sud de l’Ukraine, dont près de 20 % du territoire est occupé par Moscou.

Provocation en pleines négociations

Pendant ce temps, Volodymyr Zelensky, toujours sous forte pression politique et diplomatique, est finalement arrivé à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron et consolider ses soutiens européens à la veille d’une rencontre entre l’envoyé américain Steve Witkoff et le président russe Vladimir Poutine.

À Paris pour faire le point avec Emmanuel Macron sur les intenses négociations en cours pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine Zelensky opère sa dixième visite en France depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine. Et celle-ci intervient au lendemain d’intenses discussions entre délégations américaine et ukrainienne en Floride, qui se poursuivent d’ailleurs ce lundi.

À cette heure, le président français et son homologue ukrainien ne se sont toujours pas exprimés sur l’avancée des discussions. Ni sur cette nouvelle agression russe sur le sol ukrainien, qui a tout d’une provocation de plus de par son timing. D’autant plus que de nouvelles données montrent l’avancement inquiétant des troupes russes. L’armée russe a réalisé en novembre sa plus grosse progression sur le front en Ukraine depuis un an, selon l’analyse par l’AFP des données fournies par l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

Fin novembre, l’armée russe occupait 19,3 % du territoire ukrainien. Quelque 7 %, la Crimée et des zones du Donbass, étaient déjà contrôlés par Moscou avant le début de l’invasion russe de février 2022.

Publicité