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Kronik KC Ranzé

Cent jours pour le voleur, un jour pour le maître… L’électeur !

8 novembre 2026, 09:30

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Cent jours pour le voleur, un jour pour le maître… L’électeur !

Vous en rendez-vous compte ? Les Américains (tous les Américains !) à qui Donald J. Trump avait pourtant promis $ 5 000 chacun si les républicains gagnaient à la Chambre des représentants ainsi qu’au Sénat, ont dit non ! Il s’agissait pourtant de Rs 250 000 à première vue «faciles» et bienvenues en ces temps durs pour de nombreuses familles devant ramer face à la hausse des prix, les prix de l’essence, des loyers, des frais médicaux après les réductions à Medicaid et SNAP ! Il est vrai que Trump n’a jamais expliqué comment il allait payer cette manne promise du ciel où il loge, estimé à $ 1,2 trillion, mais l’attrait était palpable. Un corrompu confirmé croyait ses électeurs également corruptibles. On lui a dit «NON». Il y a de l’espoir…

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Pendant la campagne pour les midterms aux États-Unis, Donald Trump répétait 71 fois, selon NBC, que les électeurs devraient voter comme s’il était «on the ticket». L’appel était clair : Passez jugement sur mon leadership ! Au lendemain de la vague démocrate, cependant, le narcissiste lourdement désavoué ne pouvait souffrir du jugement et déclarait, frauduleusement : «If I had been on the ballot, we would have won in a landslide !» Honnêtement…

Donald Trump avait, pour brouiller les cartes, aussi promis $ 1 million à chaque citoyen qui révélerait des cas de fraude électorale aux midterms du 3 novembre. Il n’a jamais expliqué si c’était lui, son parti ou le gouvernement qui paierait, mais le tsunami bleu de mardi rend probablement cette proposition caduque, peut-on maintenant supposer !

Ce vote extraordinaire sanctionne à la fois la guerre d’Iran, les tarifs, la vie chère, ce qui se passe à Gaza avec l’ami Netanyahu, le prix du diesel, les atteintes à la démocratie, les dérapages d’ICE, les accusations répétées (mais jamais prouvées) de fraude électorale, les dossiers Epstein, le mal fait aux fermiers, le pardon total à tous les condamnés de l’attaque du Capitole en janvier 2021. Mais aussi le «Golden Age» économique ânonné par Trump et les siens, mais que peu vivaient, la vague de gerrymandering déclenchée par le grand chef républicain, sa fixation sur tous ces projets à sa gloire (ballroom, arche de triomphe, Kennedy Centre…), la bienveillance pour Poutine aux dépens de l’Ukraine, la corruption sans précédent de lui-même, sa famille et ses protégés.

Sans oublier la «vente» régulière de pardons présidentiels ; le cadeau fiscal à ses amis milliardaires aux frais de coupes budgétaires sur Medicaid et SNAP ; le refus répété de respecter des jugements ; la politisation évidente du Département de la justice ; l’ultra machisme de Hegseth au Pentagone ; la dette nationale à $ 40 trillions ; le rejet systématique du DEI pour favoriser sa base MAGA nostalgique d’un passé plus blanc et moins féminin ; la crainte de l’oligarchie accapareuse ; la peur de l’IA et de ses data centres boulimiques ; les coupes sauvages de DOGE ; et le non-respect des alliés, Canada, Japon, UE, Corée du Sud, Inde compris.

L’électorat aura enfin enlevé le maquillage du trumpisme. Il n’y a jamais eu de fraude électorale déstabilisant la volonté populaire. Le seul fraudster reconnu en la circonstance par une majorité d’Américains est Trump lui-même finalement.* Est-ce assez pour libérer les républicains de l’emprise MAGA et de la peur bleue de son chef ?

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La Corée du Nord est particulièrement bien connue pour son régime extrêmement autoritaire, sa dynastie Kim sur trois générations, qui débutait en 1948, et sa menace nucléaire. Cet État est moins connu pour avoir systématiquement favorisé des coopératives de pirates informatiques qui, depuis des années déjà, rôdent sur l’Internet pour voler les ressources monétaires qui s’y retrouvent, afin, notamment, de financer son programme nucléaire et son armée pléthorique.

En effet, la Corée du Nord exporte très peu – sinon en Chine – et vit largement en marge du reste du monde. Le financement de ses armements, de son armée et de ses paramilitaires de 7,7 millions d’individus (48,5 % de sa population «active» selon Wikipédia !) est donc impossible sans cette source de devises très particulière… L’armée nord-coréenne, mobilisée en permanence, avec 1,28 million de soldats, est la quatrième du monde, juste après celle des États-Unis et juste avant celle de la Russie…

Les pirates informatiques nord-coréens sont extrêmement bien outillés et parmi les rares privilégiés à avoir accès à l’Internet, dans un pays dont la politique est simplement d’empêcher la population d’y avoir accès. À la place, le citoyen coréen doit se contenter d’un intranet kimiesque, à 100 % contrôlé. L’unité d’élite parmi ces pirates s’appelle Trader Traitor et utilise une stratégie qu’ils appellent Big Game Hunting. Pas pour eux les petites rapines sur les économies de veuves…

Formés spécifiquement au Moranbong College de Pyongyang et spécialisés en cryptomonnaie, les experts de Chainalysis estiment que ces Nord-Coréens sont responsables de 89 % des vols de crypto rendus publics cette année… car, comme les maladies honteuses, tous les vols ne se rapportent évidemment pas pour ne pas entacher les réputations !

La semaine dernière, ils s’infiltraient chez Binance, du Big Game pour sûr et, en 20 minutes, ils détournaient $ 6,36 milliards, soit l’équivalent de 20 % du PIB estimé de la Corée du Nord ! Binance réussissait à geler $ 2,8 milliards, mais le reste était bel et bien détourné ! Ce qui est crucial ici, c’est que ce piratage utilisait… l’intelligence artificielle (IA) ! Une première !

Ce qui nous mène à la partie principale de cette histoire, car OpenAI et Anthropic, conscients que leurs «outils» sont déjà utilisés pour créer du malware, rançonner des firmes, orchestrer du phishing de plus en plus sophistiqué, et carrément pirater des fonds, voient déjà d’énormes possibilités de marché en… cybersécurité, pour contrer l’usage… de leurs propres outils ! Par exemple, Greg Brockman, un cofondateur d’Open AI, prédit dans The Economist que les dépenses en cybersécurité vont éventuellement dépasser ce qui est dépensé sur tous les autres softwares du monde ! On a déjà entendu cette histoire…

Cependant, tout n’est pas si simple. Si l’IA détectait, il y a peu, des failles dans le PHP utilisé pour les sites web, démontrant sa capacité à trouver des «aiguilles dans une botte de foin», l’IA est bien moins capable de mettre des priorités sur les failles qu’elle trouve et encore moins de les réparer. Ça va peut-être changer, mais dans un test récent de Collinear AI, Anthropic réussissait moins de 50 % des tâches qui lui étaient demandées. Le mois dernier, un dernier modèle de Google scorait 71 %.

Mais le défi principal pour les fabricants d’IA est de convaincre les clients (les maîtres de circonstance ?) de leur mode d’opération en cybersécurité. En effet, contrairement aux systèmes actuels de patching fragmentés, Anthropic et Open AI veulent vendre l’idée qu’il faut laisser leurs bots circuler librement sur les systèmes codés du client pour trouver les failles et les corriger…

Après l’épisode Hugging Face, il faudra donc convaincre les clients qu’ils ne risquent pas d’être piratés par des bots, qui ont parfois des idées à eux, de manière imprévue et imprévisible. Bonne chance !

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Et quoi conclure des congélateurs dont «X» prenait le contrôle en France, en Belgique, aux États-Unis, en Allemagne, en Suède, au Luxembourg, en Estonie, en Irlande et en Finlande… pour dérégler leurs thermostats, les faisant passer de moins 26 degrés centigrades à jusqu’à… 50 degrés centigrades, compromettant ainsi des milliers de tonnes de nourriture, qu’il a fallu jeter ?

Aucun groupe anarchiste ne s’est déclaré responsable. Il n’y a pas eu, non plus, de demande de rançon sur fond de ransomware. L’IA est soupçonnée. Est-ce la «bandeannonce» d’un groupe de pirates informatiques ou même d’un État qui menacerait – contre avantages éventuellement négociés – les chaînes d’approvisionnement à l’Ouest ?

On le saura éventuellement ! Ce qui est certain, c’est que tous ceux qui se sentent désormais menacés parce que les systèmes dont ils s’occupent (réseaux de congélateurs, de distribution d’eau, de production et de distribution d’électricité, de nucléaire, de raffineries, etc.) avaient, à un moment, rejoint les promesses de l’Internet of Things vont devoir, soit se déconnecter, soit encore s’adresser à des spécialistes de… cybersécurité, s’ils ne l’ont pas déjà fait !

Notre monde a la fièvre… et délire raide !

(*) La fondation Trump a été dissoute pour détournement de ses fonds de charité pour usages politiques et personnels. L’université Trump a été poursuivie pour marketing frauduleux et Trump a réglé l’affaire pour $ 25 millions. Trump a aussi été condamné pour falsification de ses livres de compte à Manhattan. À New York, lui-même, ses fils et sa compagnie ont été condamnés à $ 364 millions d’amendes pour fraude répétée et systématique sur ses valeurs immobilières, cette somme étant par la suite révisée.

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