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Tomber le mascara: Haut les sucres !

1 avril 2016, 09:14

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Midi. C’est l’heure de la pause. Ou plutôt de la décompose. Dans la salle à manz (fess) du bureau, vous allez perdre vos kilos de bonne humeur rien qu’en surprenant des branches de céleri de koz koze sur les salades à ingurgiter et les morceaux de carotte de phrases motivantes à vous faire vomir votre dernière part de lasagne. Beurk ! Dans le mess, la crème fraîche tourne en yaourt 0 %. Climat de terreur pour la matière grasse. Les calories et les sucres se terrent.

Depuis les fêtes, ils sont considérés comme des parias. Lynchés, haïs. L’arme de destruction massive de la gourmandise a encore frappé. Propagande d’année entamée. Votre religion du plaisir est persécutée. D’ailleurs, au nom du piaw que vous dégustez en secret, vous jouez à un jeu dangereux. Côté pale, vous sortez le pain brun, parlez de vos heures à la gym et de votre balance qui rentre dans les rangs. Côté fesse (cellulite et cie), vous préparez l’assauce (au chocolat), caramelnikov en main et grenadine en sorbet dans les poches pour exploser les papilles.

La mission gourmando est lancée. C’est l’état d’urgence. Opération kamikaze. Pour l’amour des bonnes choses : des litres de cola pour faire flamber les «bonnes» résolutions. Il faut agir vite. Les extrémistes sévissent toujours en avril. Ils risquent de s’incruster et de vous pourrir vos envies avec leur idéologie à la noix de cajou (cuite au four, sans sel et sans huile). Si ça continue comme ça, vous risquez bien d’être dans la d(a)èche côté miam ! Et ça, ce n’est pas envisageable, ça va à l’encontre de vos croyances.

Votre premier acte de résistance ? Ramener des petits bonbons, bombes de douceur, délicieux et corrupteurs. Première entorse au régime militaire. Premières fissures. Vous avez infiltré le groupe des terroristes convertis du bien-être, adeptes du lavage de cerveau qui vous harponnent en mode Témoins de Jesuis-trop-gros-là et vous servent l’abrutissant discours pour le sport et contre les excès.

Pour la deuxième attaque, vous frappez plus fort : un concerto de chocolat. Et vous enchaînez vite et fort, comme un coït en fin de cycle : un café gourmand et quelques barres de choco-caramel. Des cadeaux empoisonnés (en hebdo fréquence), telle une menace chimique, pour endormir leurs certitudes et les faire basculer du côté de la farce… à midi.

 

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