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La daéchéance !

25 novembre 2015, 03:04

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La daéchéance !

On peut bien essayer de se documenter sur le mouvement Daech en lisant la presse mondiale (Guardian, New York Times, Economist), mais il reste difficile à cerner. Outre le fait qu’il a aujourd’hui, semble-t-il, largement aidé à mettre Al-Qaeda dans l’ombre et qu’il semble l’avoir durablement remplacé en tant que vecteur de mobilisation «romantique» pour un certain nombre de déçus de la planète terre, on doit aussi le différencier pour sa violence affligeante, son total irrespect pour la vie humaine innocente et sa capacité à tout rationaliser «au nom de dieu» alors que son saint livre n’en dit pas autant et souvent même le contraire. Un mouvement religieux qui légitimise l’esclavage sexuel «des autres» et qui fait la promotion d’une véritable théologie du viol, il faut vraiment le faire ! Lisez seulement l’enquête du New York Times du 13 août dernier…

 

Mais Daech, c’est aussi une histoire bien plus compliquée articulée autour du pétrole, de la chute orchestrée de Mossadegh en 1953 (par la CIA et l’Anglo Persian Oil Co – le prédécesseur de BP), de la fin de l’empire ottoman, de la guerre de Suez, de la montée des dictateurs divers du monde arabe (Mubarak, Hussein Assad, Ben Ali…) et du salafisme, de virages économiques ratés, d’orientations nouvelles proposées par Ataturk et les Baathistes, des guerres d’influence entre l’Arabie saoudite et l’Iran, entre chiite et sunnite, mais aussi de rapports d’argent où le cynisme de l’ouest n’a pas laissé que de bons souvenirs.

 

En fin de compte, Daech c’est une réaction épidermique à nombre de facteurs exogènes les uns plus insatisfaisants que les autres et il est à craindre que l’«élimination» proclamée d’une telle organisation pourrait ne rien résoudre si les facteurs ayant mené à son avènement (ou à celui d’Al-Qaeda, ou à celui des Shebab ou de Boko Haram) ne sont pas eux-mêmes, au moins matériellement, éliminés dans le même temps…

 

Ne dit-on pas qu’une définition de la folie, c’est de continuer à faire les mêmes personnes faire la même chose, en espérant, cependant, que le résultat sera quelque part différent ?

 

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Le ministre Callichurn, pourtant prompt à geler les licenciements envisagés aux Casinos (Qui paiera ? Lui ?), n’a pas bronché face à la possibilité de licenciement d’une trentaine d’employés à la Mauritius Shipping Corporation. On peut se demander pourquoi. Le credo «humaniste» ne s’appliquerait-il pas de manière égalitaire ? Se pourrait-il que son action fraternelle aux Casinos ne se reproduise pas à Air Mauritius (d’autant plus qu’ils sont redevenus profitables, ce qui est bien embêtant pour ceux qui voudraient re-engineer pour le long terme…), à la Cargo Handling Corporation (attendrait-on le retour de sir Anerood de Dubayy ?), à la MBC (où le nouveau GM devra pourtant licencier pour retrouver l’équilibre financier), à l’Irrigation Authority (les 6 m3 d’eau gratuite s’appliqueront-ils à l’irrigation aussi ?).

 

Le ministre Callichurn apprendra sûrement bientôt, à ses dépens, qu’avant d’établir un précédent (comme le gel des licenciements bravement enclenchés par d’autres), il faut vraiment bien réfléchir. Héros d’un jour, oui, mais si la logique d’un principe est éviscérée en passant, on risque d’être un rigolo le lendemain…

 

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M. Assad Peeroo, dépité de la non-restructuration du PTr, s’en va au PMSD. Cela n’en fera pas, cependant, un député de sitôt. Et comment oublier Mme. Selvon qui a démissionné du MSM à cause d’une loi, mais qui la votera quand même, on ne sait pas trop pourquoi ! On comprend que son mari se sente plutôt perdu, c’est souvent le propre des maris, d’ailleurs, mais elle-même sait-elle ce qu’elle a fait et ce qu’elle va et veut faire, désormais ? À la lire dans Weekly, on en doute… La daéchéance, je vous dis !

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