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«Government Owned Property»
Biens à l’étranger : quand la diplomatie coûte cher
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«Government Owned Property»
Biens à l’étranger : quand la diplomatie coûte cher
■ Situé dans la Tour Totem à Paris (2e à partir de la droite), l’appartement utilisé comme résidence par le «First Secretary» en poste, a été libéré en juin 2017 pour rénovation. Mais les «procurement procedures» n’ont pas pu être finalisées.
Maurice est propriétaire d’une série de propriétés à l’étranger, notamment aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni, en Inde, à Madagascar et en Éthiopie. Si cela aurait dû permettre de réduire les coûts en matière de loyers, force est de constater que tel n’est pas le cas. Ainsi, au 30 juin 2024, les loyers versés pour des logements alternatifs se sont élevés à Rs 51,1 millions ,dont Rs 8,9 millions pour la résidence à Paris (calculés depuis 2019), Rs 18 millions pour celle de l’Ambassadeur à Washington (septembre 2021 à juin 2024) et Rs 24,2 millions pour la résidence du Haut-Commissaire à Londres (juillet 2021 à juin 2024).
D’une superficie totale de 12 180 ft², la résidence de l’Ambassadeur à Washington a été construite en 1988 sur un terrain de 2 acres, acquis en septembre 1995 pour $ 1,43 million. En avril 2021, un montant de Rs 2,2 millions a été dépensé pour des travaux de rénovation. Toutefois, le bâtiment n’a été occupé par l’Ambassadeur que durant cinq mois. La détérioration de l’immeuble a entraîné une hausse de 367 % des primes d’assurance. Un montant de $ 38 766 a ainsi été réglé pour la période 2021 à 2025. Fait notable : un montant de Rs 10 millions, inscrit au Budget 2023-24 pour des travaux d’entretien, est toutefois resté inutilisé. Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères a engagé un total de Rs 18 millions pour la location d’un logement alternatif, de septembre 2021 à juin 2024.
Situé dans la Tour Totem à Paris, l’appartement gouvernemental du Quai de Grenelle, utilisé comme résidence par le First Secretary en poste, a été libéré en juin 2017 en raison de sa rénovation imminente. Les procurement procedures pour les travaux de rénovation n’ont pas pu être finalisées en raison de failles dans lesdites procédures.
La rénovation de la résidence du haut-commissaire à Londres, située au Flat 8, 29 Braham Gardens a été retardée. Les exercices d’appel d’offres ont été à plusieurs reprises retardés en raison de failles dans les procurement procedures. En janvier 2019, l’autorisation a été donnée pour la location d’un logement temporaire pour le haut-commissaire.
Pas de travaux sur les terrains acquis
Concernant la construction de bâtiments à New Delhi et à Madagascar, destinés à la résidence de l’ambassadeur et au Chancery, aucun projet n’avait été entrepris à la mi-octobre 2024 sur les terrains acquis depuis 2000 et 2018, malgré l’allocation de Rs 42,5 millions et Rs 24 millions respectivement depuis 2016. De plus, depuis 2021, Rs 27,5 millions ont été alloués pour la modernisation du Chancery et de la résidence du personnel de la mission de New Delhi, sans qu’aucun travail n’ait été entrepris.
La construction d’un immeuble de six étages à Addis-Abeba, d’un coût de Rs 238 millions, a été achevée en juin 2022. Toutefois, l’étage réservé à la résidence de l’ambassadeur, évalué à Rs 35 millions, est resté inoccupé depuis le 1er juin 2022. Faute d’installation de l’ambassadeur, Rs 8,4 millions de loyers ont été engagés de juin 2022 à octobre 2024. Le bail a également été renouvelé le 15 octobre 2024 pour trois mois supplémentaires à $ 19 500. Par ailleurs, avant leur installation dans le nouvel immeuble (août et avril 2023), les anciens baux du Second Secretary et du Chancery avaient été renouvelés pour $ 36 000 et Rs 700 000.
De plus, chaque ambassade est autorisée à disposer d’un véhicule de représentation avec un plafond de coût d’acquisition révisé à Rs 3,8 millions, ainsi que d’un véhicule de service au coût de Rs 2 millions. Le rapport d’audit 2023-24 souligne néanmoins que ces plafonds ne sont pas toujours respectés.
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