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“Les fils du vent ” (de Julien Seri)

27 octobre 2006, 00:00

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Le collectif urbain Yamakasi avait tenu la vedette du long-métrage Yamakasi, réalisé en 2001 par Ariel Zeïtoun. Les Yamakasi (mot d’origine zaïroise signifiant à la fois “esprit fort”, “corps fort” et “homme fort”) sont sept jeunes athlètes dont la spécialité est “le miroir d’un phénomène né dans les banlieues, qui consiste en l’escalade d’ immeubles en tous genres et en des déplacements vertigineux dans des endroits inaccessibles.”

Dans ce film, ils se rendent à Bangkok, où ils vont rencontrer les Hyènes, des sportifs chinois qui ont mis leurs compétences au service d’un groupe de yakusas sans scrupules, et Tsu, une jeune Chinoise aussi belle que talentueuse, qui n’est autre que la soeur du chef des Hyènes...

Après l’enlèvement de celle-ci et de l’un des leurs, les petits Français devront s’aventurer au péril de leur vie au coeur du territoire ennemi...

“En jouant avec les thèmes de l’honneur, de la discrimination et de la force que tu as en toi et que tu dois contrôler, l’histoire flirte constamment avec le ridicule. D’autant plus qu’aucun des sept comparses ne peut se vanter d’avoir le moindre talent d’acteur. Seul Châu Belle Dinh tire un tant soit peu son épingle du jeu grâce à un charisme lors de ses scènes muettes.”

Portrait

<B>Julien Séri</B>

Après avoir été engagé par Luc Besson pour tourner un film avec ces sportifs d’un nouveau genre, Julien Séri, réalisateur issu de la publicité et du clip, s’est vu retirer le film des mains. Après les procédures judiciaires habituelles, il est aujourd’hui de retour et signe donc l’œuvre tel qu’il aurait dû le faire il y a trois ans.

Pour le réalisateur Julien Séri, situer l’action des Fils du vent en Asie revêtait une signification toute particulière : “Les Yamakasi, c’est un groupe qui s’enrichit de ses différences. Ils vivent ensemble, s’entraînent ensemble, mais ont des qualités et des apparences très diverses. Ils ne peuvent donc être forts qu’en acceptant leurs différences, ils deviennent complémentaires. C’est un discours positif qui peut toucher un public jeune, mais aussi plus adulte (…) L’idée de départ était de plonger les Yamakasi dans un contexte qui révélerait leurs qualités. On a très vite pensé à l’Asie, par intérêt pour les arts martiaux, par référence au cinéma, ça correspondait au rêve de tous. (...) Les Yamakasi sont comme des globe-trotters de l’extrême, comme des surfeurs allant dans tous les coins du monde à la recherche des meilleurs spots, des plus belles vagues. Eux recherchent les valeurs de leur art, celui des mouvements. Ils les trouvent en Asie, où l’honneur, l’honnêteté et la rigueur dans les combats sont des références communes.”

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