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“La majeure partie de nos transactions bancaires est axée sur le marché international”

24 avril 2007, 20:00

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● <B>Quelles sont les nouvelles opérations de la Standard Bank à Maurice ?</B>

Nous avons démarré une activité offshore à Maurice il y a plus de cinq ans. Mais en 2005, nous avons décidé de transférer le service offshore à l’île de Man, et de lancer une opération domestique à Maurice.

Nous avons mis en place un personnel et un business avec des caractéristiques particuliers. Notre effectif est passé de 16 à environ 90 personnes. La profitabilité de l’activité pour la première année rivalisait déjà avec la performance de notre défunte opération du global business.

Le nouveau modèle exclut les activités bancaires au détail. Nous n’avons aucune intention de desservir le marché des particuliers à ce stade. Nous sommes dans les services bancaires dédiés aux entreprises et touchons le secteur public et les sociétés privées. Nous desservons également les individus high net worth à travers notre service de private banking. Beaucoup de gens confondent private banking et retail banking. Mais nous n’opérons pas dans le retail banking. Nous n’avons pas de branches et de distributeurs automatiques à travers le pays. Nous visons seulement quelque 4 000 individus ayant de grosses fortunes à Maurice et même ailleurs.

Nos opérations à Maurice sont à la fois domestiques et internationales. La majeure partie de nos transactions financières est axée sur le marché international. Les opérations internationales représentent entre 65 à 70 % de notre business.

Nous recevons des dépôts à la fois d’entreprises étrangères et de sociétés et organismes parapublics mauriciens.

● <B> Comment vous démarquez-vous de la concurrence en termes de produits ? </B>

Nous nous démarquons des autres banques sur le plan de produits qui touchent l’investment banking principalement. Cela comprend la corporate finance, le financement de projets et de développement immobilier, l’émission de dettes et des produits structurés.

À titre d’exemple, on nous a nommés comme conseiller pour un vaste projet de développement. Notre tâche consiste, entre autres, à organiser la levée de fonds, à déterminer la composition des devises dans le montage financier et à gérer le cash-flow et le paiement des dettes du projet. Nous faisons tout le suivi financier de l’activité, y compris des risques en question. Nous aidons ainsi le client à gérer ces risques.

Nous allons bientôt venir avec la toute première émission purement commerciale d’obligations en roupie. Il y a eu deux émissions de dettes récemment. Dans un cas, il y a une garantie bancaire et dans l’autre, il y a une garantie du gouvernement. Cette fois-ci, il s’agit d’une opération avec des bons d’obligations corporatives pures.

Nous prêtons aux grosses entreprises mauriciennes. Un de nos financements le plus en vue jusqu’ici a été notre participation à un consortium de banques pour l’achat de deux avions par Air Mauritius.

Nous prêtons à plusieurs secteurs économiques dont le textile, le tourisme et l’immobilier. Les integrated resort schemes nous intéressent beaucoup, mais nous explorons activement d’autres opportunités dans l’immobilier tels les centres commerciaux. Il y a beaucoup de possibilités dans la property finance.

Nous voulons devenir un banquier complet pour les entreprises que nous desservons. Par exemple, si nous travaillons avec une société, nous allons essayer d’attirer ses dépôts et lui proposer des solutions de financement pour ses différents projets et activités à travers nos produits de property finance ou de trade finance, entre autres. Nous mettons, d’autre part, nos services de private banking à la disposition des dirigeants de l’entreprise. Nous voulons offrir un package complet de services bancaires à nos clients.

● <B>Qu’est-ce qui peut motiver une banque internationale comme la Standard Bank à venir opérer à Maurice qui a déjà plusieurs opérateurs sur place ? </B>

Nous ne voulons pas être une banque comme une autre à Maurice. Il y a suffisamment de banques ici pour s’occuper du marché domestique. Nous apportons à Maurice des produits sophistiqués et de nouvelles solutions.

Nous avons opéré pendant longtemps sur des marchés émergents. Nous avons développé des produits bancaires sophistiqués en fonction des besoins de ces économies. Les marges que nous réalisons sur ces services sont beaucoup plus intéressantes que celles obtenues sur les opérations de financement normales. Nous mettons un accent particulier sur le caractère innovant et sophistiqué de nos produits.

● <B>Quelles sont les opportunités que vous voyez dans un marché émergent comme Maurice ? </B>

Je vois une économie en pleine transformation. Le pays se développe en un centre commercial important dans cette partie de l’océan Indien. Cela représente une opportunité pour nous.

Nous continuons à financer le textile et le tourisme, mais nous comptons déployer de nouvelles compétences auprès des secteurs qui émergent.

<I>Propos recueillis par</I> <B>A.R.</B>

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