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“Affreux, sales et méchants”

2 juin 2006, 00:00

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Dans un bidonville aux alentours de Rome, vit une famille dirigée par le père, Giacinto. Une véritable tribu, où l’on trouve aussi la grand-mère, dans son fauteuil roulant bricolé à partir d’un vieux siège de voiture et de roues de vélo.

Giacinto a obtenu un jour un million de lires en indemnité pour la perte d’un œil, un magot convoité par ses enfants qui essaient de le lui voler chaque nuit. Mais sachant que sa progéniture en veut à son trésor, le vieux ne dort pas, protégeant son bien avec un fusil dont il se sert sans scrupule, et changeant de cachette afin de tromper les chercheurs.

La famille subit de mauvais gré l’autorité du patriarche jusqu’au jour où ils se révoltent parce que celui-ci s’est mis en tête de leur imposer Iside, une concubine, dont la taille et le poids occupent une place trop importante dans le baraquement. Les enfants vont tenter en vain de l’empoisonner. Giacinto est indestructible !

“Affreux, sales et méchants reprend à son compte, en les rendant burlesques et en les grossissant, des éléments dérivés du néo-réalisme italien de l’après-guerre (…) En voyant Giacinto, on ne peut s’empêcher de penser à Harpagon, l’Avare de Molière. Leurs points communs sont nombreux : ils sont tyranniques et avares, tous deux possèdent un trésor et tous deux sont obsédés par la crainte d’être volés. Harpagon, comme Giacinto, semble étranger à tout amour paternel et se méfie de ses propres enfants.”

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