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Ça France-Brésil ?

21 mai 2004, 20:00

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Sous un mélange de sifflets et d?applaudissements polis, la France et le Brésil se sont séparés sur un décevant 0-0, jeudi, ,au Stade de France. Un manque de réalisme étonnant de la part de ce que la FIFA considère comme les deux meilleures équipes du monde, et une implication parfois relative expliquent ce match à oublier. La main ferme de Coupet.

La France et le Brésil ont donc bouclé le onzième match de leur histoire en prenant le soin de ne pas s?effaroucher mutuellement. C?est la première fois, d?ailleurs, qu?ils font 0-0. Un résultat qui survient au plus mauvais moment pour la FIFA, qui avait sorti confettis, feu d?artifices et videos pleines de lyrisme pour fêter ses cent ans.

Pour les Bleus, c?est le deuxième résultat nul consécutif après celui ramené des Pays-Bas il y a deux mois, 0-0 également. Il n?empêchera pas le sélectionneur Jacques Santini de dormir, mais il a le mérite de mettre le doigt sur un manque d?efficacité offensif qu?il serait déplacé de minimiser.

Dans un match qui n?avait pas grand chose de commun avec la finale de 1998, pas même la couleur des maillots en première période, répliques exactes des tenues des aïeux de 1904, ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué mais bien le rythme, ce supplément d?âme, cette implication générale sans laquelle il n?y a pas vraiment de match.

Finalement, l?histoire ne retiendra pas grand chose de cette rencontre, sinon qu?elle a eu lieu, qu?elle a donné naissance à deux jeux de maillots collector, et que le Stade de France y a connu son pic historique de fréquentation avec 79 344 spectateurs.

Propreté technique

Les témoins auront assisté à une sorte de match d?entraînement comme le centre technique de Clairefontaine en accueillera quelques uns d?ici à l?Euro. Un onze contre onze d?une propreté technique au-dessus de la moyenne, avec quelques micro-éclairs de virtuosité un peu forcés de la part des Zidane, Ronaldinho et autres Ronaldo.

Paradoxalement, la partie a suivi une courbe inversée par rapport à un match de préparation classique. Franchement lassante dans sa première partie, puis de plus en plus animée alors que l?issue approchait, ce qui rend son contenu d?autant plus difficile à appréhender. A leur décharge, les joueurs avaient leurs raisons.

Pour eux, ce match n?était pas grand chose. Ils sortent tous d?une saison très remplie - six joueurs d?Arsenal, trois de Lyon et Chelsea, deux du Real Madrid sur la pelouse - et ne demandent que du repos avant un été capital, marqué par l?Euro pour les Bleus, les qualifications pour le Mondial 2006 et la Copa America pour le Brésil.

Un très grand respect mutuel et un net souci de préserver leur corps a fait avorter la plupart des duels. Une retenue bien compréhensible a accouché d?actions inachevées en pagaille, coupées sans émotion par le premier rideau défensif. Et comme prévu, les tenues à l?ancienne arborées en première période ont contribué à la relative lenteur des débats.

De cette soirée frustrante, il restera l?étonnant gâchis offensif des deux équipes, qui ont quand même su, par leur qualité technique, se donner des occasions d?ouvrir la marque. Coupet n?est pas étranger aux différents échecs brésiliens, et la nouvelle n?est pas neutre au lendemain du jour le plus triste de la carrière de Barthez?

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