Publicité

«Week-End» condamné à payer Rs 200 000

12 mars 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le juge Bushan Domah a sanctionné l?hebdomadaire Week-End pour diffamation. Il a condamné la direction du journal à verser des dommages moraux de l?ordre de Rs 200 000 à James Burty David, ancien ministre des Administrations régionales, dans le défunt gouvernement PTr-MMM.

James Burty David s?était senti diffamé par un article publié par l?hebdomadaire le 21 février 1999. Il avait réclamé des dommages de Rs 5 millions conjointement et solidairement à Le Mauricien Ltée, compagnie imprimant Week-End, son rédacteur en chef, Gérard Cateaux, et à l?auteur de l?article incriminé, Jean-Claude Antoine. Cet article avait trait à la tenue du 33e congrès mondial de l?International Union of Local Authorities (Iula) à Maurice en 1997.

James Burty David considère que l?article incriminé contient des faits, des commentaires et des remarques qu?il juge faux, malicieux et dénués de tout fondement. Cet article, dit-il, a voulu le discréditer. L?auteur de l?article a insinué que l?ancien ministre aurait eu une conduite scandaleuse.

Le juge Domah statue que l?article en question est diffamatoire à l?encontre de l?ancien ministre Burty David. Il est bon de noter comment le droit constitutionnel de la liberté d?expression peut devenir une arme insidieuse entre les mains d?un imprudent, écrit le juge.

Réagissant aux arguments de Me Rashard Dawreeawoo, avocat du plaignant, sur le fait que l?auteur de l?article manque d?éthique et que son niveau de formation laisse à désirer, le juge souligne : «My comment on the author?s lack of any school certificate would be that it is mythical.» Analysant les faits, le juge trouve qu?il n?y a aucune preuve «of any search for truth, let alone, a reasonable search for objective truth».

Plus loin dans son verdict, le juge observe que, quand un citoyen paie pour l?information comme une commodité dans l?exercice de son droit à l?information, ses besoins «must feel cheated if he found later that he paid for one that was junk or fake».

Il y a un devoir imposé à la presse par la loi de faire une enquête, «probe and ascertain the facts as far as they may be ascertained in the immediacy of newspaper reporting before they put pen to paper and paper to public», note le juge.

Les questions que pose l?auteur dans l?article en question «are not innocuous but smack of an unfairness» dans son attaque sur l?éthique d?un ancien ministre.

Pour conclure, le juge considère que «it appears as though the constitutional right of the Mauritian public to be informed should be confined to a media right to a pathological exploitation in scandal mongering only».

Publicité