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«Radio One n?a commis aucun délit»
Inexistence de délit, dans le cas de Radio One. Jean Claude de l?Estrac, président du conseil d?administration de Viva Voce, a fait la démonstration qu?il n?y a pas eu de délit. Tout en ne laissant planer aucun doute quant à «l?attitude intolérante» de la police et du gouvernement vis-à-vis de la presse. Il répondait, sur cette antenne, aux questions de Finlay Salesse, dans l?émission Controverses.
L?unique intervenant de cette émission qui avait pour thème «La liberté de la presse en question» a d?emblée expliqué que pour lui, la liberté de la presse n?est pas menacée. Suite à l?interrogatoire de deux journalistes de Radio One, Karishma Beeharry et Humaira Ali. Elles ont été interpellées après la diffusion d?une nouvelle selon laquelle le Conseil des ministres de vendredi a été annulé, en raison de l?état de santé du Premier ministre.
S?appuyant sur les dispositions du Independent Broadcasting (IBA) Act, il a cité la clause, «where it subsequently appears that a broadcast report was incorrect in a material respect, it shall be rectified forthwith without reservation or delay». Il a affirmé que le rectificatif et les excuses présentées par Radio One sont en conformité avec l?IBA Act. Non sans avoir estimé que la nouvelle de renvoi de la réunion du Conseil des ministres est d?intérêt public de par son caractère exceptionnel.
«Mieux connaître ses droits»</B>
L?invité de l?émission Controverses est allé plus loin, en affirmant que «peut-être que Radio One aurait dû mieux connaître ses droits». Citant à nouveau l?IBA Act, il a expliqué qu?il prévoit qu?une radio peut se baser sur une supposition, une opinion, une rumeur ou une allégation pour faire une nouvelle. Et que dans ce cas, «it shall be presented in such manner as to indicate clearly that such is the case». C?est exactement ce qui s?est passé. Radio One a précisé, à l?antenne, que «les sources officielles n?ont pas souhaité donner la raison» du renvoi de la réunion du Conseil des ministres
Il a également expliqué que pour qu?il y ait délit, il faudrait montrer que l?information diffusée était de nature à provoquer des troubles à l?ordre public. «Il faut montrer qu?il y a, de plus, eu intention malicieuse.»
Analysant le pourquoi de cette action policière, il a pointé en direction de l?entourage du Premier ministre, «qui a une relation naturellement conflictuelle avec la presse. Il pense qu?elle est contre lui, qu?elle complote pour lui faire du tort. C?est probable que c?est un conseiller qui lui a... conseillé d?adopter la ligne dure (?) Bann kinn kre boukou problem pou Jugnauth kapav pe kre boukou problem pou Ramgoolam».
A l?animateur qui lui demandait s?il a évoqué la question avec le Premier ministre, Jean Claude de l?Estrac a affirmé «lui avoir dit mon étonnement, mon choc le soir de l?événement», lors des noces du couple Collendavelloo-Cuttaree. «Dans la conversation j?ai eu l?impression que le Premier ministre avait pris conscience de l?ampleur des événements et que ce n?était pas ce qu?il avait souhaité.»
Dans la même ligne de pensée, l?intervenant est d?avis que la police n?a pas pris cette initiative seule. «Mo pa sir sipa zot ekout radio. Tou dimoun kone ki nou lapolis pena sa vitess dexekisyon la.»
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