Publicité
«Nous ne sommes pas prêts pour l?autonomie»
Par
Partager cet article
«Nous ne sommes pas prêts pour l?autonomie»
●<B> Votre proposition de demander un community service fee de Rs 30 ne semble pas faire l?unanimité. Pourquoi ? </B>
Je pense qu?ils n?ont pas compris ce que je voulais dire. J?ai parlé de community service fee et non pas de taxe rurale, comme beaucoup semblent le croire.
Ce n?est pas à un conseil des districts de décider ou non d?appliquer la taxe rurale ; c?est le rôle du gouvernement central. à notre niveau, nous pouvons décider de regulations que nous envoyons au gouvernement central qui décide d?accepter notre requête ou de la rejeter.
● <B> Nous reviendrons sur la question de taxe rurale ultérieurement. Mais d?abord expliquez-nous pourquoi ce community fee est important. </B>
Parce que la situation économique est difficile et il nous faut trouver d?autres sources de financement. C?est ce que nous avons déjà fait . Nous avons augmenté les licence fees de 25 % pour les discothèques et amusement places mais ce n?est pas suffisant pour compenser notre déficit. Au niveau de l?Association des conseils des districts (ADC), nous sommes tombés d?accord que le community service fee était important pour financer les petits projets. Nous faisons des campagnes de nettoyage après les heures de bureaux pour ramasser les ordures gratuitement. Mais nous avons payé des heures supplémentaires aux personnes qui ont travaillé, et pourvu du diesel aux camions de ramassage, etc. Tout cela coûte de l?argent.
● <B> Personne ne dit le contraire. Mais pourquoi êtes-vous sur la défensive ? </B>
Mais la presse croit que je veux imposer une taxe rurale ! Ce n?est pas vrai, ce n?est pas notre intention et ce n?est pas à notre niveau de prendre une telle décision qui relève du gouvernement central .
● <B> Mais d?autres présidents des conseils des districts se sont élevés contre le community fee. </B>
C?est peut-être bon de rappeler que quand on en avait discuté au niveau de l?ADC, les quatre présidents des conseils des districts étaient d?accord. à mon niveau, j?ai réuni mes conseillers et nous avons travaillé sur les modalités de sa mise en ?uvre et sur les conditions requises pour en être exempté. Une majorité des conseillers du Nord étaient d?accord.
● <B> Et cette majorité qui était d?accord, l?est-elle toujours ou a-t-elle changé d?avis ? </B>
Bien sûr qu?elle est toujours d?accord. Laissez-moi vous expliquer pourquoi ils sont d?accord avec le projet. Les élections villageoises ont eu lieu après deux ans et les conseillers sont devenus très exigeants. Ils veulent tous des améliorations dans leurs villages, mais d?où allons-nous sortir cet argent ? Nous avons des contraintes financières. Je dois admettre que nous ne précipiterons pas le projet jusqu?à ce que le gouvernement dise qu?il y avait des problèmes financiers. Et nous avons aussi à notre niveau un déficit budgétaire à gérer.
<B> Irez-vous de l?avant avec le projet ? </B>
Bien sûr. Et à partir de là, soit le gouvernement approuve notre projet ou il le rejette. S?il le rejette, il lui faudra nous donner l?argent dont nous avons besoin.
● <B> Avez-vous une petite idée de l?accueil qu?aura votre requête ? </B>
C?est trop tôt pour le dire.
● <B> Vous devez quand même savoir ce que pense le gouvernement central d?un tel projet. </B>
Mais nous n?avons rien soumis encore.
● <B> Quel est le feed-back du ministre des Administrations régionales par exemple ? </B>
Je vous répète que je n?ai rien soumis. S?ils ne sont pas d?accord, qu?ils trouvent l?argent pour nous le donner.
● <B> En avez-vous discuté avec le Premier ministre ? </B>
Non. J?ai demandé un rendez-vous mais il était pris avec le budget.
«Au niveau de l?ADC, nous sommes tombés d?accord que le «community service fee» était important pour financer les petits projets.»
● <B> Et avec le ministre des Administrations régionales ? </B>
Non plus. C?est la raison pour laquelle que je fais ressortir qu?à ce stade, ce n?est qu?une proposition et qu?aucune décision n?a été prise.
● <B> Il y a cette sorte de tabou autour de la question de taxe rurale. Pourquoi a-t-on peur d?évoquer la taxe rurale ? </B>
Écoutez, on peut imposer la taxe rurale. Mais on l?imposera aux hôtels, aux campements, aux villas, aux morcellements, aux centres commerciaux. Mais on ne peut pas l?appliquer à tout le monde pour une raison très simple ; les aménagements, les équipements publics qui existent dans les villes n?existent pas dans des villages comme Vale, Sottise, Petite-Julie, Barlow, etc car ils n?ont rien. Comment pouvons-nous les taxer ?
Les municipalités ont de l?argent mais pas nous.
● <B> Pourquoi selon vous le gouvernement central ne prend-il pas cette décision ? Est-ce par peur ? </B>
Non, ce n?est pas une question d?avoir peur. Comme le disait le PM, il y a des gens qui n?ont même pas les moyens d?aller à l?école, il y a des gens vraiment défavorisés dans les villages.
<I>«À mon niveau, je m?occupe des petites choses qui touchent les villages, comme le service de voierie.»
● <B> Tout comme dans les villes d?ailleurs. </B>
Ce n?est pas pareil.
● <B> Mais les réalités des villages changent aussi. D?une part, les villageois veulent d?un meilleur environnement et d?autre part, les citadins bougent de plus en plus vers les villages. Votre politique ne devrait-il pas s?adapter à ces réalités ? </B>
C?est à cause de cette réalité que nous voulons introduire le community service fee. Pour offrir un meilleur service, pour que les rues soient éclairées, pour que le ramassage des ordures se passe mieux. Les ampoules utilisées dans les lampadaires sont des lampes au sodium de 100 watts qui coûtent très cher. Nous avons déjà commencé par les remplacer par des energy saver lamps de 35 watts qui ont une durée de vie de deux à trois ans. Nous allons ainsi faire des économies pour entreprendre d?autres projets. Nous avons tant de requêtes des morcellements, de la NHDC, etc pour installer des lampadaires et nous n?avons pas les moyens de les satisfaire. Tout le monde veut des améliorations.
● <B> N?aurait-il pas été mieux d?avoir votre autonomie au niveau du conseil des districts pour gérer ? </B>
(Hésitations?) Ce sera difficile de laisser le développement aux fonctionnaires. On ne peut pas fonctionner sansla National Development Unit (NDU).
● <B> Je ne vous suis pas ?
La NDU est responsable des gros projets. Il faut souvent faire des drains par exemple. Nous ne pouvons faire cela. Au niveau du Conseil de district, nous administrons, et pouvons au mieux construire des marchés par exemple.
● <B> Si les municipalités gèrent leurs villes, pourquoi ne pas gérer votre village ? </B>
Il y a une municipalité, dont je tairai le nom, qui voulait réaliser un gros projet qui n?a pas abouti sans l?aide du gouvernement central.
● <B> Mais à un moment ou un autre, l?idéal c?est que les villages aient aussi leur autonomie, non ? </B>
En temps et lieu. Il nous faudra beaucoup de temps.
● <B> Il faut bien commencer quelque part. C?est vous qui allez solliciter les votes des villageois pour administrer leurs villages, n?est-ce pas ? </B>
Oui mais avant de nous donner leurs votes, ils ont voté pour les ministres, les députés, les Parliamentary private secretaries (PPS).
● <B> Pour diriger le gouvernement central ! </B>
Oui mais à commencer par leurs circonscriptions. Moi, j?ai quatre circonscriptions sous ma responsabilité.
● <B> Vous m?excuserez mais vous m?avez tout l?air de vouloir être président de conseil des districts sans pour autant accepter les responsabilités qui devraient logiquement aller avec ! </B>
C?est totalement faux. J?ai 36 villages sous ma responsabilité et les requêtes sont exigeantes. Je ne peux pas accepter tous les fardeaux. Certains de ces fardeaux doivent aller aux ministres aussi. à mon niveau, je m?occupe des petites choses qui touchent les villages, comme le service de voirie. Les PPS et les ministres s?occupent de choses plus importantes.
● <B> N?est-il pas temps qu?à votre niveau, vous vous occupiez aussi d?autres choses que de la voirie? Que vous gériez les villages ! </B>
Mais c?est ce que nous faisons en partie. (Hésitations?) Le conseil des districts n?est pas prêt à être autonome.
● <B> Pourquoi ? </B>
Nous n?avons pas le savoir-faire, et de toutes les façons, ce n?est pas dans la politique du gouvernement.
● <B> Je vous demande votre opinion, pas celle du gouvernement central. Dites-nous, à quand une taxe rurale ? </B>
Les villages ne sont pas prêts. (Sourires?) Et c?est au gouvernement central de décider.
Publicité
Publicité
Les plus récents