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«Nous allons retenir les élèves jusqu?à 15 heures»
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«Nous allons retenir les élèves jusqu?à 15 heures»
Rester à son poste d?enseignant après les heures de cours, jusqu?à 15 heures ? La Fédération des managers des collèges privés se dit absolument en faveur de cette mesure. Mais à la seule condition que les élèves aussi restent jusqu?à cette heure-là et pas uniquement les enseignants.
«Nous allons retenir les élèves jusqu?à 15 heures à partir de la rentrée», dit Rajiv Roy, secrétaire de la fédération après l?assemblée générale tenue hier au collège Lorette de Rose-Hill.
La question fait polémique depuis quelques semaines. Elle a même failli provoquer une grève des enseignants à deux reprises, à l?initiative des syndicats des collèges du privé et de l?Etat. Mais le mouvement amorcé a avorté à chaque fois, in extremis.
La fédération estime que faire rester les élèves plus longtemps au collège permettrait une meilleure prise en charge de ces enfants. «Nous souhaitons que les enfants restent à l?école plus longtemps pour que nous puissions améliorer leur éducation. Nous aurions aimé que cela donne une nouvelle impulsion à l?école. Nous demandons depuis longtemps que l?école ait un rôle plus sophistiqué», déclare Rajiv Roy.
Mais il est absurde, estime la fédération, d?obliger uniquement les enseignants à rester jusqu?à 15 heures. D?ailleurs, depuis le début du troisième trimestre il y a quelques semaines, les enseignants restent à leur poste. Ainsi, les managers souhaitent engager rapidement le dialogue à ce propos. «A charge aux responsables de définir les nouvelles modalités, mais avec une certaine flexibilité», ajoute Rajiv Roy.
L?état-major de la fédération rejette aussi l?argument de certains opérateurs de bus. Ceux-là disent qu?ils ne pourront assurer le transport si les élèves terminent plus tard. «Si le matin, ils peuvent assurer le transport des élèves et des gens qui travaillent, pourquoi ne pourraient-ils pas le faire dans l?après-midi», demande le secrétaire de la fédération.
Mais l?extension des heures de présence à l?école est loin d?être le seul souci de la fédération. «Nous nous demandons si nous serons à nouveau devant cette même politique de frustration et d?indifférence», se demande Serge Ng Tat Chung. Si les mots du président de la fédération des managers des collèges privés sont forts, ils décrivent bien le sentiment du secteur.
Trop longtemps laissés à l?écart par le ministère de l?Education, les managers des collèges privés souhaitent que l?arrivée d?un nouveau ministre rime avec nouvelle impulsion et nouveau partenariat. Les dossiers en suspens ne manquent pas. Ils vont de l?éternelle question de parité entre collèges publics et privés, du destin des élèves de la filière pré-professionnelle à la redéfinition de la Private Secondary Schools Authority (PSSA). Sans oublier la préparation de la rentrée 2009 et l?extension des heures de présence à l?école.
Hier, il s?agissait de passer en revue les problèmes de ce secteur. «Nous souhaitons qu?il y ait un changement au niveau de la politique éducative. Il n?y a pas eu beaucoup d?évolution avec le précédent titulaire du poste», regrette encore Serge Ng Tat Chung. «Jusqu?à maintenant, le partenariat Etat-privé n?existe presque pas», renchérit Rajiv Roy.
CARTES D?IDENTITE DES ELEVES
Allégations d?une politique de deux poids deux mesures
■ Il risque d?avoir du retard dans la livraison des cartes d?identité des élèves pour le transport gratuit car la «National Transport Authority» (NTA) aurait décidé de favoriser les établissements privés non-membres de la fédération. C?est ce que révèle un courrier du 11 septembre adressé à des collèges privés qui ne sont pas enregistrés auprès de la fédération.
Dans la lettre, signée du «Road Transport Commissioner» de la NTA, il leur est suggéré de lui soumettre directement les demandes de cartes, «ce qui résultera en un service beaucoup plus rapide», au lieu de passer par la «Private Secondary Schools Authority».
Ce serait là une réaction au refus de la fédération, lors d?une réunion le 28 avril, de traiter de la question directement avec la NTA. «Nous condamnons vivement cette attitude, dit Serge Ng Tat Chung, président de la fédération. Où est la notion républicaine d?égalité ?»
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