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«Je crois qu?une large victoire constituera un signal fort»
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«Je crois qu?une large victoire constituera un signal fort»
Comment se passe le début de votre campagne ?
Je suis agréablement surpris par l?accueil extrêmement chaleureux qui m?a été réservé jusqu?ici. Je ne m?attendais pas à un démarrage aussi puissant. J?ai ressenti l?intérêt et le dynamisme de l?électorat. Dans les jours et les semaines à venir, cela va s?accentuer, j?en suis certain.
Vous entrez dans la campagne avec un mois de retard sur le candidat de l?opposition. Cela est-il gênant ?
Pas du tout. Je n?ai aucune crainte. J?ai plutôt l?impression que notre équipe a fait un très bon travail. Je suis là non seulement pour continuer le travail mais aussi pour donner un nouvel élan, une touche personnelle et dynamique. Nous allons faire le maximum pour baliser le terrain et augmenter notre popularité.
Vous avez d?abord été réticent à vous présenter comme candidat. Qu?est-ce qui vous a fait changer d?avis ?
Notre ami Prakash Hurry s?est désisté pour des raisons personnelles et on a fait appel à moi. Je n?avais pas beaucoup d?options. Je n?ai pas hésité une minute et j?ai soumis ma démission immédiatement en tant que président de la Mauritius Ports Authority. Les dirigeants de l?alliance MSM-MMM m?ont fait comprendre que j?avais une mission et que ma compétence était requise aux niveaux régional et national. Je suis combatif et j?aime relever les défis.
Vous vous sentez à l?aise dans la circonscription n° 7 ?
Tout à fait à l?aise. Plus les jours passent plus les soutiens augmentent. C?est très encourageant et l?ambiance est extraordinaire.
Vos adversaires ne manquent pas de rappeler votre proximité avec Paul Bérenger et avec le MMM. Êtes-vous un candidat MSM tendance MMM ?
Je ne comprends pas cette analyse. La réalité, c?est que je suis un candidat MSM à part entière. Cette allusion au MMM et à Paul Bérenger, je ne la comprends pas. Le Parti travailliste fait fausse route. Ont-ils peur de la relation solide entre Pravind Jugnauth, Prakash Maunthrooa et Paul Bérenger ? J?apporte un élément d?unité qui est très sain en fait. Je n?ai pas d?ennemis et je maintiens des relations civilisées non seulement avec les membres de l?alliance mais même avec l?opposition où j?ai beaucoup d?amis. C?est pourquoi je ne vais pas tomber dans les attaques basses. Il y a des normes à respecter qu?on soit en politique ou ailleurs.
On vous prête une longue inimitié avec Navin Ramgoolam au temps où vous étiez à la Marine Authority. Cela augure-t-il d?une ligne dure face au leader rouge ?
Je ne vais pas entrer dans les affaires personnelles et privées. Je juge quelqu?un par ses actions, son bilan et son programme. J?ai une longue expérience de gestionnaire, je juge donc les autres par rapport à leurs résultats et leurs performances. Mon débat est uniquement sur cela et bien entendu sur le programme qu?ils présentent. Le reste ne m?intéresse pas.
Navin Ramgoolam dit réserver des révélations sur vous après le « nomination day ». Cela vous inquiète-t-il ?
Cela ne m?inquiète pas. Il est libre de dire et de faire ce qu?il veut. C?est son problème.
Les agents MSM-MMM sur le terrain se montrent plutôt soulagés après que l?alliance vous ait désigné comme son nouveau candidat. Prakash Hurry était-il un mauvais candidat ?
Je ne dirais pas ça. J?étais très proche du leader du MSM au moment où il faisait son choix. Il avait le choix entre quelqu?un qui est connu au niveau national et un candidat de proximité. Le docteur Hurry a commencé son travail mais a dû se retirer pour des raisons personnelles. J?espère qu?on continuera à avoir son soutien.
Allez-vous adopter une autre stratégie de campagne ?
J?ai mon propre style et ma propre méthode. Pas celles qui vont faire déshonneur au pays. Nous allons travailler dans des paramètres que j?ai plus ou moins tracés. Je veux apporter une certaine unité au niveau de l?électorat du n° 7. Le message qu?on veut passer est clair : you have to join the winning team, quelle que soit votre origine ou votre appartenance politique. Un de mes thèmes importants sera l?unité nationale.
Rivière-du-Rempart est un village où l?alliance gouvernementale est très bien implantée. Quels sont les villages de la circonscription n° 7 où vous êtes plutôt en difficulté ?
Soyons francs. Je n?ai pas encore balisé complètement la circonscription. Dans les jours à venir, je vais faire un travail méthodique. Je vais analyser les différentes parties et leurs spécificités. On m?avait dit par exemple que Roches-Noires était difficile. Mais hier (NdlR : mercredi dernier) j?ai été agréablement surpris et extrêmement encouragé par le nombre des gens qui sont venus nous rencontrer et nous aider.
Est-ce que vous appréhendez une défaite maintenant que vous avez quitté la MPA pour être un politicien à plein temps ?
La question ne se pose même pas. Quand j?ai pris la décision de me présenter, j?étais 100 % confiant qu?on allait galvaniser l?électorat. Non seulement la question de perdre ne se pose pas, mais la question d?une courte victoire ne se pose pas non plus. Je suis très confiant. On va vers une victoire très large. C?est la raison pour laquelle je lance un message à nos amis travaillistes. Ne perdez pas votre temps. J?ai entendu le leader de l?opposition dire que le MSM était fini. Je lui donnerai un conseil d?ami : ne soyez pas trop hâtif dans votre analyse. Les agents et les électeurs qui croient encore au Parti travailliste sont des gens corrects. Je leur demande de venir vers nous. Join me and the winning team.
Ce sont les termes de votre contrat avec le MSM ? Lui donner une large victoire à la partielle ?
On veut une victoire large pour envoyer un signal fort à l?électorat de la circonscription n° 7 et au pays. Il ne faut pas oublier que Sir Anerood Jugnauth a servi cette circonscription. Il est plus qu?une personnalité, il est une institution. Cette victoire doit être dédiée à la personnalité historique qu?il est. Je crois aussi que l?enjeu est très important et qu?une large victoire constituera un signal fort pour le gouvernement. C?est très important pour le moral du gouvernement et pour l?avenir du pays. Ce sera notre mandat pour travailler encore plus dur.
Vous êtes un habitué des campagnes électorales. En 2000, vous donniez un coup de main dans la circonscription n° 5. Cela constitue-t-il un atout dans votre campagne actuelle ou devez-vous redémarrer à zéro ?
En 2000, on m?avait demandé de donner un coup de main à Pamplemousses-Triolet, une circonscription difficile. Même aujourd?hui certains au n° 5 me considèrent comme leur 4e député. La circonscription n° 7 est une région que je connais, mais en termes politiques, c?est une autre affaire. > On ne quitte pas un poste aussi important dans le port pour un quelconque ministère. Vous a-t-on donné une indication sur le ministère dont vous pourriez avoir la charge si vous êtes élu ?
J?ai démissionné sur le champ quand on m?a demandé d?être candidat. Je n?ai pas posé de questions. Ma mission est de travailler la circonscription n° 7 et d?être un digne remplaçant. Ensuite on verra. Ce qui me sera offert, c?est une autre question.
Vous avez participé à l?essor d?un secteur très lié au développement économique du pays. Quel regard jetez-vous sur notre stratégie de développement ?
Maurice a une économie fragile exposée aux niveaux régional et international. Dans le port, nous avons réalisé un effort extraordinaire sur les plans technique, du développement, opérationnel et surtout financier. Nous avons des secteurs où l?on peut mettre en relief nos potentiels. Je pourrai donner un coup de main, selon mes responsabilités futures, pour veiller à ce que nos acquis soient préservés et que d?autres créneaux soient développés. Il faut continuer un travail sérieux, créer des emplois et s?assurer d?une qualité de vie encore meilleure.
Quels sont les secteurs qui, selon vous, devront être l?objet d?une attention particulière ?
L?équipe gouvernementale est en train de mettre en place des instances et des comités pour surveiller les différents piliers de l?économie. Il faut être très vigilant. Nous devons nous battre dans un contexte de compétition très féroce. Il y a les réformes dans l?éducation à consolider. La sécurité est un élément très important pour le tourisme et pour nous-mêmes. Il y a le social où nous devons insister sur l?idée de l?unité nationale.
Propos recueillis par Rabin BHUJUN
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