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«Il n?y a pas de conflit mais des divergences»

19 mai 2007, 00:00

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● <B>Quelle est votre réaction aux propos tenus par le ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah lors du lancement, jeudi, de la Mauritius Export Association (MEXA), anciennement la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza) ? </B>

Les propos tenus sont préoccupants, et peut-être que le lancement de la MEXA n?était pas le meilleur forum pour tenir de tels propos. Le fond du problème est beaucoup plus important que la forme qu?on lui prête. Essayons de crever l?abcès. Nous allons, du côté de la MEXA, nous y efforcer car il y a des choses importantes à discuter en dehors de la forme que prennent les choses.

Il faudra discuter sur le fond du développement du secteur productif. Car des 520 000 personnes que représente la population active, le secteur de l?exportation en emploie 75 000, soit 15 %. Les problèmes ne peuvent se régler qu?autour d?une table pour trouver une formule qui soit dans l?intérêt national et qui soit favorable à chacun, et aussi pour que le secteur privé puisse créer de l?emploi avec les structures mises en place par le gouvernement en tant que facilitateur.

● <B>Une récompense vous a été remise jeudi par le ministre Jeetah lors du lancement de la MEXA?</B>

Exactement. Ce n?est pas moi qui ai remis un shield au ministre Jeetah. J?étais fondateur de la Mepza avec le professeur Edouard Lim Fat et Fakhru Currimjee, et j?ai été trois fois président de la Mepza . Celle-ci a voulu m?honorer de ce shield pour les services que j?ai rendus pendant de nombreuses années au sein de cette association. Le shield m?a été remis par l?intermédiaire du ministre Jeetah.

La situation est un peu délicate en ce moment mais la MEXA souhaite que l?on puisse retrouver une sérénité et de bonnes relations de travail. Je suis convaincu qu?on va y arriver. Car, au niveau du gouvernement, il y a un désir en ce sens, de même qu?au niveau du secteur privé. Nous pouvons trouver les formules pour nous rencontrer et pour améliorer à la fois les conditions socio-économiques et le niveau de vie, grâce au travail du secteur productif.

● <B>Mais y a-t-il des risques d?escalade dans ce conflit entre le gouvernement et le privé ? </B>

Il n?y a pas de conflit. Il y a plutôt des opinions divergentes. Cette situation va s?apaiser rapidement car nous sommes tous des gens extrêmement responsables des deux côtés, ayant le sens de la nation, et conscients de nos obligations réciproques. Nous pouvons comprendre certaines réactions des membres du gouvernement mais le ministre Vasant Bunwaree a été très diplomate dans ses remarques.

Notre ministre de tutelle, Rajesh Jeetah, m?a confirmé qu?il est pour les relations étroites que nous avons déjà établies et que nous allons maintenir, entre la MEXA et le ministère de l?Industrie. Et nous y sommes extrêmement favorables pour plusieurs raisons, notamment pour développer ce secteur de façon intense. J?estime que les exportations se chiffreraient à Rs 100 milliards dans les sept prochaines années. Il faut essayer de trouver une synergie avec le gouvernement agissant comme facilitateur pour atteindre cet objectif alors que nous sommes aujourd?hui à Rs 40 milliards d?exportation par an.

● <B>Quel est l?objectif de la MEXA ? </B>

Nous avons lancé la MEXA pour créer une ouverture dans le domaine de l?exportation. C?est un nouveau concept. Après 30 ans d?existence de la Mepza, la MEXA prend le relais avec une ouverture vers non seulement l?industrie d?exportation pure, le textile, mais aussi avec le seafood et les logistiques.

Propos recueillis par <B>Alain BARBÉ</B>

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