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« Notre défi est d?essayer de sensibiliser les jeunes aux valeurs universelles »
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« Notre défi est d?essayer de sensibiliser les jeunes aux valeurs universelles »
■ <B> Quel est le but de votre visite à Maurice ? </B>
? Etant président en exercice de la CJSOI, je suis venu me familiariser avec le fonctionnement du secrétariat et faire connaissance avec les membres du personnel. J?en profite aussi pour participer à l?atelier de travail consacré à la lutte contre la toxicomanie et soutenir les participants qui viennent de tous les Etats membres de la commission. La lutte contre la toxicomanie doit être abordée en synergie avec l?Etat, les ONG et les ministères. Cette coordination est nécessaire car les menaces liées à ce fléau, comme le VIH/Sida, la criminalité et la délinquance, sont importantes.
■ <B> En tant que nouveau président de la CJSOI, comptez-vous entreprendre de nouvelles actions ? </B>
? Pour les 6es Jeux de la CJSOI, nous avions entrepris une action qui ne figurait pas au programme, soit le reboisement du site sportif principal des Seychelles, à Roche-Caïman à Mahé. Toutes les délégations ont été invitées à mettre des plantes en terre. Cette première n?avait forcément aucun lien avec les aspects sport et jeunesse.
Ma priorité est d?enrichir les actions de la CJSOI. Notre défi est d?essayer, à travers le sport, de sensibiliser les jeunes aux valeurs universelles, c?est-à-dire la tolérance et le respect d?autrui entre autres. Ces valeurs permettront à notre région de s?épanouir en rendant nos sociétés plus stables et solidaires.
A Maurice vous pouvez vous servir de Stéphan Buckland et de Bruno Julie comme role models, persuader les jeunes des bienfaits du sport et ainsi les tenir éloignés des maux de la société.
■ <B> Parlons justement des 6es Jeux de la CJSOI qui ont eu lieu le mois dernier aux Seychelles. Quel bilan en dressez-vous ? </B>
? Les 6es Jeux ont vu la participation des six pays membres, c?est-à-dire Maurice, Madagascar, La Réunion, Mayotte, Djibouti et les Seychelles. Nous avions six disciplines sportives au programme, le football, le volley-ball, le basket-ball, l?athlétisme, le tennis et le badminton. Le volet jeunesse comprenait un orchestre de l?océan Indien, des activités peinture, du théâtre et de l?animation. Nous n?avons pas de tableau de médaille comme tel même si Maurice a devancé les autres pays. L?important est de permettre aux jeunes de s?adonner à des échanges dans les secteurs sport et jeunesse. Il y a certes l?esprit de compétition dans l?élément sport mais il y a aussi l?amitié. La réussite se mesure, pour nous, à travers la satisfaction constatée parmi les pays membres. Nous attendons maintenant les Jeux de 2010.
■ <B> La Réunion a proposé, pour l?édition 2010, des Jeux «verts »? </B>
? Nous soutenons pleinement cette idée. Nous en avons déjà discuté avec les représentants réunionnais. Je dois dire que cette démarche cadre avec nos objectifs dont l?environnement, qui est la condition sine qua non pour le développement et l?avancement des pays de la région et du monde entier. Il ne faut pas développer au détriment de l?environnement et la jeunesse n?est-elle pas le garant de ce processus ?
■ <B> Ce n?est, valeur du jour, qu?une idée émise par La Réunion, mais pensez-vous qu?elle est vraiment réalisable ? </B>
? Nous pouvons au moins commencer. Au sens plus large, ce sera déjà un premier pas pour l?environnement. On pourra par la suite explorer d?autres pistes. Je pense que c?est une idée merveilleuse.
■ <B> Venons-en aux JIOI de 2011. Des rumeurs circulaient, à un certain moment, à l?effet que les Seychelles souhaitaient avancer la date de l?échéance. Info ou intox ? </B>
? Les Seychelles sont en train de mettre en place la machine organisationnelle. Le comité organisateur a commencé son travail.
■ <B> La période proposée par le CIJ est-elle donc maintenue ? </B>
? Il n?y aura pas de changement de dates.
■ <B> Et comment cela se présente sur le plan organisationnel ? </B>
? L?année dernière, j?ai eu une première réunion avec le comité d?organisation. Maintenant que les Jeux de la CJSOI sont achevés, nous allons reprendre les travaux avec nos différents partenaires.
■ <B> Et les infrastructures ? </B>
? Comme vous le savez, l?île Persévérance avait été utilisée pour abriter le village des Jeux lors du rendez-vous de la CJOSI. Dans le cas des JIOI, nous étudions la meilleure option. En ce qui concerne les infrastructures sportives, nous allons procéder à un inventaire des sites existants et déterminer par la suite ce qui doit être fait.
Comme vous le savez, les ressources en sport ne sont jamais suffisantes. Cela dépend du pouvoir économique du pays. C?est ce pouvoir qui détermine les priorités. Mais pour l?instant nous ne connaissons pas le nombre exact de disciplines qui figureront au programme. Néanmoins, je peux vous dire que les travaux vont débuter après le Festival Créole prévu du 24 au 31 octobre.
■ <B> Les Seychelles vont-elles abriter les Championnats d?Afrique juniors d?athlétisme l?année prochaine ? </B>
? Nous aurons une réunion bientôt avec les différents partenaires concernés. Nous ferons part de notre décision au cours de cette rencontre.
■ <B> L?archipel s?affirme de plus en plus dans la région avec notamment la montée en puissance de ses sportifs. Est-ce le fruit d?un investissement massif ? </B>
? Effectivement, nous investissons beaucoup dans le sport. Cependant, le financement ne peut venir uniquement du gouvernement. Il faut étudier de nouvelles pistes, notamment le partenariat avec le secteur privé.
Il faut également songer à réaliser des projets économiques avec le privé et solliciter l?appui des instances internationales. J?encourage actuellement le National Sports Council à s?associer à des joint-ventures avec le secteur privé. Par exemple dans la construction des hôtels.
■ <B> En somme, vous demandez au National Sports Council de se lancer tout simplement dans le business? </B>
? Le National Sports Council pourra en effet représenter le gouvernement et utiliser les revenus provenant des joint-ventures pour financer les projets sportifs.
Valeur du jour, nous ne pouvons gérer nos infrastructures sur une base commerciale. Par exemple, le stade Linité, qui a une capacité de 12 000 places, attire rarement la grande foule. Les quelques billets que nous vendons ne sont pas suffisants pour renflouer notre caisse. D?où l?importance d?explorer d?autres avenues.
<I>Propos recueillis par</I> <B>Neeta PERSAND</B>
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