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« Le conseil est là pour avaliser en cas de besoin »

14 janvier 2006, 20:00

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<B>Que s’est-il passé par rapport aux différents contrats qui sont arrivés à terme ? </B>

Ce n’est pas anodin. On s’attendait à ce genre de réactions. C’est un truc normal. En arrivant, j’ai promis qu’il n’y aurait pas de changement et qu’il y avait de la place pour les gens de tous les bords politiques. J’ai tendu la main à ceux qui veulent travailler et j’ai tenu parole. Je respecte les professionnels. Le grand gagnant doit être l’institution.

Comment se fait-il que le directeur général ait envoyé des lettres qui auraient dû venir du conseil d’administration ?</B>

Le conseil d’administration se réunit une fois par mois. On ne peut pas organiser une réunion spéciale pour une question concernant le personnel. Le conseil d’administration a tellement de choses à faire que les problèmes du personnel ne devraient pas en plus venir s’ajouter à cela.

<B>Christian Comarmond, Atma Bumma et Palmesh Cuttaree occupent cependant des postes clés.</B>

Palmesh Cuttaree a fait une demande et elle a été acceptée. Pour Christian Comarmond, il n’y a eu aucune demande de réintégration de son poste. Il a donné sa démission. En ce qui concerne Atma Bumma, il a dit publiquement qu’il voulait devenir directeur général et je n’ai pas le pouvoir de lui donner ce poste. Nous avons besoin de gens pour travailler. Le conseil est là pour avaliser en cas de besoin. Les deux postes clés sont ceux de la production et de la programmation. Je surveille cela de très près.

<B>Peut-on laisser ainsi ces deux postes clés vides ?</B>

En ce qui concerne la programmation, il y a une nouvelle grille en place depuis décembre. On va rester dans ce qui a été décidé pendant un moment. En ce qui concerne la production locale, on a environ une quinzaine de productions locales. Il y a deux ou trois personnes qui assurent la coordination de ce département. La production locale est aussi mon dada, donc elle est sous bonne garde. Il y a peut-être à l’intérieur des gens qui veulent occuper ce poste car il y a des gens de valeur. On verra car on peut tenir ainsi trois ou quatre mois sans problème.

<B>Qu’est-ce qui est prévu pour le recrutement ?</B>

On verra au niveau des gens qui ont déjà bossé à la production ou à la programmation. En ce qui concerne un exercice de recrutement extérieur, ce n’est pas évident d’avoir à former quelqu’un sur le tas. Il faut une année à peu près pour comprendre cela. C’est mieux de prendre des gens de l’intérieur qui connaissent déjà les rouages de la MBC. Un étranger aurait du mal, par exemple, à comprendre le contexte local et toute la diversité dont il faut tenir compte.

<B>Avez-vous déjà des noms en tête ?</B>

J’ai quelques petites idées et j’en ai parlé au directeur général. Il faut aussi que les personnes intéressées nous sollicitent. En bougeant des pions, on ne peut pas non plus chambarder les autres départements.

<B>Une question revient régulièrement au sujet de la MBC. Qu’est-ce que c’est que cette direction collégiale de la rédaction ?</B>

Juste après le départ de Harold Essoo, il y avait plusieurs personnes qui avaient le même niveau de responsabilité. Il est difficile de nommer une personne et de contrarier les autres. Cela aurait peut-être créé un conflit et une animosité. C’est ainsi que nous avons décidé de les réunir tous sur une même plate-forme hiérarchique. Les responsabilités sont ainsi partagées. On a ainsi composé une équipe où chacun s’occupe d’une section politique, sport entre autres.

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