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« La viabilité de la radio menacée avec les coûts d?opération »

10 décembre 2005, 20:00

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Quel regard portez-vous sur ces trois premières années?

Ce fut un dur apprentissage. La radio a évolué de manière phénoménale. On aurait pu faire mieux. Mais je suis tout de même satisfait que l?on ait pu se stabiliser sur vingt-quatre heures. Nous sommes la seule radio à produire du local vingt-quatre heures sur vingt-quatre à Maurice. Nous avons réussi à être les leaders seize heures sur vingt-quatre par jour. C?est très satisfaisant. Ces trois premières années, c?est aussi de nombreux tests. Nous allons d?ailleurs passer à la vitesse supérieure l?année prochaine.

En faisant quoi ?

Nous allons amener encore plus de valeur ajoutée à nos émissions. En ce qui concerne la musique, Top FM a une qualité de musique grâce à notre technologie qui sort au-dessus du lot. Nous avons un calendrier et des programmes que nous allons mettre en route dès janvier.

Vous venez de dire que vous êtes les leaders 16 heures sur 24. Ce n?est pas ce que disent les sondages jusqu?à présent. Comment êtes-vous arrivé à ce chiffre ?

C?est dans des sondages que nous commanditons. Le meilleur sondage est d?ailleurs celui de la rue. A part une étude plus scientifique, je jette davantage le regard sur ce qui se passe autour de moi. 50% des gens que je croise dans la rue disent écouter Top FM. C?est le meilleur sondage que l?on peut avoir. Notre objectif n?est pas d?être le leader une ou deux heures par jour. Ce n?est pas cela qui nous intéresse. On veut une audience vingt-quatre heures durant.

C?est une bonne intention mais cela n?empêche que ces deux heures dont vous parlez sont celles qui sont le plus commercialement intéressantes.

Personne n?a su faire de la radio jusqu?à maintenant. Il n?y a pas 350 000 personnes qui écoutent une radio en même temps le matin. La moyenne d?écoute est de 40 000 à 50 000. Chaque vingt minutes, il y a un mouvement. C?est pour cela que le prix d?un spot de pub ne peut dépendre de cela. Nous faisons d?ailleurs l?éducation de nos clients à ce sujet. Je ne domine pas pendant une ou deux heures mais pendant une journée, je suis commercialement efficace.

Mais comment comptez-vous y arriver ?

Notre mission pour 2006 est d?être le leader chaque heure sur vingt-quatre heures. Nous n?allons pas réinventer la roue. Nous sommes heureux d?avoir l?expertise de radios qui font partie de notre partenariat avec Radio Sunrise de Londres. Nous avons à notre disposition des études très fiables pour nous aider.

Vous allez donc revoir votre grille de programmes?

Non. Nous n?allons pas changer notre grille de programmes. Ce qui marche bien restera mais il y a des choses qui ont besoin d?être revues. La valeur ajoutée sera représentée par une plus grande créativité et pour mieux habiller un meilleur choix de musique. Tout cela passe par une formation accrue de nos animateurs. Il est d?ailleurs temps que les radios publiques et privées mettent en place un vrai programme de formation. Il y a trop de gens qui pensent que parce qu?ils ont fait de l?animation de supermarché ou des fonctions lorsqu?ils étaient au collège qu?ils sont forcément de bons animateurs.

Est-ce que c?est le rôle des radios de mettre en place une structure de formation ?

Dans le secteur privé ou public, rien n?est fait. Je sais qu?il y a eu des tentatives mais elles ont échoué. A défaut, il faut trouver les moyens d?avoir une école pour encadrer ceux qui aspirent à être animateurs et journalistes. Top FM, seule, ne peut mettre cela en place. Nous sommes cependant prêts à soutenir toutes les initiatives dans ce domaine.

Comment se dessinent les prochaines années de Top FM?

En mettant en place ce projet, on était très enchanté. Il y avait quelque chose d?extraordinaire qui se passait dans ce paysage et nous en faisions partie. Vu sous un certain angle, on est satisfait d?apporter la différence. Mais nous avons aussi un peu déchanté lorsque l?on s?est rendu compte que le commercial ne suit pas. La viabilité de la radio risque d?être menacée avec les coûts d?opération. On avait estimé certains coûts et aujourd?hui les prix sont exorbitants et difficiles à soutenir. Dans le milieu commercial, les agences de publicité ont une emprise sur le budget des clients. On est souvent les Cendrillons dans les plans médias des gros annonceurs. Personnellement, je veux démystifier beaucoup de choses.

Que comprenez-vous par cela ?

Il y a une pointe paradoxale car avoir plus d?auditeurs ne veut pas dire être commercialement viable. Il faut savoir quand et à qui communiquer. J?ai fait l?expérience et je peux dire que certaines campagnes ont très bien marché avec des spots qui passaient la nuit que pendant le peak time en journée.

Il s?agit là simplement d?une cible précise.

Oui, il y a une cible de jour et de nuit. A Top FM, nous proposons les deux.

DIRECTION : OLD TRAFFORD

Pour ses trois ans, Top FM organise un grand jeu concours. Un premier prix alléchant : deux tickets en VVIP jusqu?au stade de Old Trafford en Angleterre pour assister au match Manchester United/Liverpool. « On a essayé de trouver quelque chose d?intéressant et faire d?une pierre deux coups en soutenant la cause de la Barclays qui aide les ONGs à travers un gala de charité », explique Balkrishna Caunhye.

Quatre tickets étaient disponibles et Top FM n?a pas hésité à faire monter les enchères pour les obtenir. D?autres cadeaux dont un portable Sagem peuvent aussi être gagnés. Pour participer afin de gagner ce prix, il faut s?enregistrer au 303 1222 et donner une bonne réponse au quiz. Toutes les semaines, une nouvelle question sera posée. Date limite pour participer le 7 janvier. Le tirage au sort aura lieu en public.

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