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« Faut-il fermer les discothèques à deux heures du matin ? »
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« Faut-il fermer les discothèques à deux heures du matin ? »
OUI
Yves Brasse président du conseil de village de Grand-Baie Pourquoi faut-il fermer les discothèques à deux heures du matin ? D?abord, parce que c?est l?heure légale de fermeture des discothèques. La demande pour une application stricte de cette législation fait suite à de nombreuses plaintes des familles de Grand-Baie. Elles se plaignent de la dégradation des m?urs et attribuent l?augmentation des agressions sur les touristes, la montée de la prostitution, le vagabondage, la pollution sonore, les bagarres, etc. au non-respect de l?heure de fermeture des discothèques. Cette législation ne devrait-elle pas, au contraire, être amendée pour s?adapter au tourisme ?La modernisation de la législation ne servira à rien si le sentiment d?insécurité qui prévaut à Grand-Baie perdure. Les discothèques n?attirent malheureusement pas que des personnes qui veulent prendre du bon temps. Certaines constituent un centre d?intérêt pour les filles de joie, les vendeurs de drogues, les cambrioleurs qui, pour échapper à un contrôle de police, s?y réfugient.
Nous avons des raisons de croire que c?est à partir de deux heures du matin que les activités louches se déroulent aux abords des discothèques. De par sa léthargie à faire respecter les heures de fermeture, la police a indirectement contribué à la détérioration de la situation. Les résidents de Grand-Baie savourent une grande sérénité depuis que les heures de fermeture sont respectées.
Une telle mesure ne risque-t-elle pas de tuer le « nightlife » ? Pas du tout. C?est le non-respect de la loi qui a contribué au développement d?une culture antisociale dans les environnements immédiats des discothèques. Ce sont les résidents qui en font les frais. Si les propriétaires de discothèques avaient à c?ur l?intérêt du tourisme, ils auraient dû négocier préalablement le changement de l?heure de fermeture. Cela aurait permis aux autorités compétentes d?analyser l?impact d?un tel changement dans sa globalité et de proposer des mesures susceptibles de concilier l?intérêt des opérateurs de boîtes de nuit et le droit des résidents à un environnement sain. Il est trop facile de blâmer ceux qui veulent protéger le bien-être des villageois.Pourquoi les discothèques ne devraient-elles pas fermer à deux heures du matin ?
Avec une moyenne de deux jours d?ouverture par semaine, cette mesure affectera la rentabilité des discothèques. Le nightlife ne s?arrête pas à deux heures du matin. C?est désormais un mode de vie pour les nouvelles générations. Cette mesure est une menace à la survie des discothèques. Nous en avons eu la confirmation depuis que les autorités ont décidé d?appliquer rigoureusement la loi, il y a quelques jours. Beaucoup de petits métiers gravitent autour des activités des discothèques et ils ne seront pas à l?abri des revers de cette mesure. Je pense aux taxis et aux marchands de fast-food.
On reproche aux discothèques d?être la plaque tournante de divers fléaux, dont la prostitution?Je crains que ceux qui veulent maintenir l?heure de fermeture existante n?aient une vision négative des discothèques. Il est peu probable que si on les ferme à deux heures du matin, les problèmes de société qui leur sont associés injustement vont disparaître. Ils seront transférés ailleurs. En ou-vrant jusqu?au petit matin, les discothèques créent un espace où les jeunes peuvent canaliser leur énergie. Les propriétaires de discothèques ont intérêt à assurer une gestion saine de leur entreprise de peur que leur permis ne leur soit enlevé.
Les fléaux sociaux associés aux discothèques se manifestent dans leurs environs immédiats. Ces phénomènes ont pris de l?ampleur parce qu?après deux heures du matin, il y a un vide en matière de présence policière. Tout espace d?animation dans un pays où il y a un manque flagrant de distraction attire toutes sortes de personnes. Nos services de sécurité respectifs font ce qu?ils peuvent pour s?assurer que des éléments perturbateurs ne s?infiltrent pas dans une discothèque. `
Que préconisez-vous pour réduire les accrochages auxquels le service d?ordre des discothèques est souvent mêlé ?Nous réfléchissons à un programme de formation dans le but de rehausser le niveau de compétence des membres de nos différents services d?ordre.
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