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Zimbabwe… quelle expérience !
L’Afrique a, toujours, été une aventure pour les athlètes, et, une fois encore, le continent Noir a donné du fil à retordre à nos valeureux compatriotes.
Nul ne s’attendait à une organisation cinq étoiles, mais cette compétition a frisé le ridicule. Heureusement que notre sélection s’en est bien tirée.
D’abord l’accueil : deux heures d’attente, dans un aéroport vide à 23 heures vendredi.
La troupe arrivera, finalement, dans ses quartiers vers les 1 h 30 au matin pour débuter la compétition à 13 heures le même jour. Malgré cela, les athlètes étaient motivés, car c’était l’occasion de se frotter aux meilleurs de la zone australe.
<B>Appareil photo-finish en panne</B>
Le premier jour de compétition fut carrément catastrophique. Le début des hostilités était prévu pour 13 h 30, mais, à cette heure, toutes les délégations étaient encore au camp de Zesa, attendant l’autobus pour aller déjeuner… Comment participer à une compétition le ventre vide et comment se préparer pour cette même compétition sans avoir digéré le déjeuner ?
La consternation était à son comble, car, dès l’arrivée au stade, les organisateurs annonçaient le début des compétitions, donc, pas le temps de s’échauffer.
Le stade est doté d’un gradin de 30 000 places, mais de seulement 40 haies, qui datent des années 60, d’un seul javelot qui n’est même pas réglementaire et d’un unique décamètre.
Nos hurdlers, Alberto Mondré, Lensley Juhel et Antonio Vieillesse, sont tous d’avis que, s’ils avaient couru dans des finales dignes de ce nom, leurs chronos auraient été encore meilleurs. La photo-finish, n’en parlons pas, après la finale du 100 mètres, l’appareil était en panne.
Au niveau de la navette qui devait véhiculer les athlètes de l’hôtel au stade c’était franchement la galère. L’autobus n’était jamais, ô grand jamais, à l’heure, pouvant même accumuler pratiquement deux heures de retard. Cela étant essentiellement dû à la pénurie de carburant au Zimbabwe.
La seule arme mauricienne pour lutter contre ces petits problèmes a été la patience mais, surtout, la solidarité. Le groupe est resté soudé, ce qui a permis aux Mauriciens de garder la tête froide et les pieds sur terre. Malgré tout, le Zimbabwe fut une riche expérience, et peut-être même la meilleure pour certains…
<B>Fabrice COIFFIC</B> <I>(Du Zimbabwe)</I>
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