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Zhao privé de liberté depuis quinze ans

17 octobre 2004, 20:00

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Zhao Ziyang, évincé de la tête du Parti communiste chinois et assigné à résidence pour s’être opposé à la répression des manifestations de Tiananmen en 1989, est entré hier dans sa 86e année.

Zhao vit en résidence surveillée depuis quinze ans, et aucun assouplissement du régime qui lui a été imposé n’est à l’ordre du jour en dépit de la dégradation de son état de santé. Les actuels dirigeants chinois redoutent toujours son influence sur les réformateurs et craignent même que son décès ne serve de déclencheur à une nouvelle mise en cause du régime chinois.

Zhao a été hospitalisé pendant près de trois semaines en février dernier en raison d’une pneumonie. Il a été de nouveau admis dans un hôpital en septembre.

L’ancien secrétaire général du Parti communiste chinois peut marcher, parler et même lire. Mais il doit être placé de temps en temps sous une tente à oxygène, explique une source sous couvert d’anonymat.

Zhao Ziyang n’a plus été vu en public depuis le 19 mai 1989, lorsque, les larmes aux yeux, il avait supplié les étudiants de quitter la place Tiananmen. Le lendemain, la loi martiale était décrétée dans Pékin et l’armée avait écrasé les manifestants dans la nuit du 3 au 4 juin, faisant des centaines de morts.

La transition politique qui s’est achevée en septembre avec l’accession au sommet de la hiérarchie chinoise de Hu Jintao n’a eu aucun effet sur le sort de Zhao.

Pourtant, d’après Human Rights in China, basé à New York, de petits groupes se sont récemment rassemblés demandant à voir Zhao Ziyang. “Il est un des géants du mouvement de réforme en Chine”, a souligné Liu Qing, président de Human Rights in China.

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