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Yousouf Noormamode
Vous venez d?assister au 26e congrès international sur l?épilepsie à Paris, qui a réuni plus de 4 000 participants. Quels sont les bénéfices pour votre groupe ?
Le statut d?Edycs Epilepsy Group a été rehaussé. Nous aurons maintenant le droit de participer à toutes les séances plénières et aux travaux des différentes commissions, tant en termes de recherches, que de campagnes et de récoltes de fonds. J?étais invité en tant que main speaker pour partager notre expérience, les problèmes et les défis auxquels nous sommes confrontés. Notre association a été appelée à jouer un rôle plus déterminant en Afrique.
Mais encore ?
Nous avons pu développer des liens de partenariat avec des industries pharmaceutiques qui nous ont promis des dons de médicaments. Ils seront distribués sous la supervision de notre équipe médicale. De plus, la présidente de l?International Bureau of Epilepsy, Suzanne Lund, et quelques dirigeants d?International Leagues Epilepsy ont assuré leur soutien à notre projet de créer un centre pour les épileptiques. Nous souhaitons que ce centre abrite, entre autres, le siège de l?organisation, une salle de formation et un centre d?éducation.
Quelles sont les nouvelles techniques pour détecter et soigner cette maladie ?
Beaucoup de progrès a été réalisé notamment dans le domaine de l?imagerie à résonance magnétique. Du côté thérapeutique, de nouvelles molécules permettent de traiter les malades avec moins d?effets secondaires.
Où en est-on du côté chirurgical ?
La chirurgie consiste à ôter la lésion cérébrale responsable de l?épilepsie. Elle est indiquée dans le cas des malades qui résistent aux traitements médicamenteux. Cependant, elle n?est pas pratiquée à Maurice en raison des coûts et des risques qu?elle implique. Sur les 350 patients enregistrés ici, deux ont été opérés en France et en Afrique du Sud.
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