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Yannick David, une fuite inexpliquée

9 octobre 2004, 20:00

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Le judoka Yannick David avait tout pour réussir. Son talent l?a d?ailleurs conduit, en 2002, au sommet de l?Afrique. Il décrocha, cette année-là, à 18 ans, le titre continental chez les moins de 66 kilos après avoir été couronné vice-champion l?année précédente.

Cet exploit lui valut d?obtenir le soutien d?Hassen Ikhlef, directeur technique du Centre international de judo africain, le CIJA. Yannick David partit pour Rabat en mars 2003. Il intégra le centre où s?entraînaient déjà les meilleurs judokas africains. Son séjour au Maroc était financé par la Solidarité olympique qui lui avait octroyé une bourse de cinq ans.

Ces faveurs ne devaient pas peser lourd dans la balance car le 27 mars dernier, Yannick David a déserté le CIJA. «Cela faisait longtemps qu?il ne s?entraînait plus et à sa énième demande, on l?a finalement laisser partir », disait Hassen Ikhlef dans notre édition du samedi 17 avril 2004.

Il a, donc, pris l?avion pour Paris mais n?est jamais rentré à Maurice. Ce départ de Rabat marquait certainement la fin d?une carrière pourtant prometteuse. La présente adresse de Yannick David est aujourd?hui inconnue. En juillet dernier, il a été aperçu à Paris. Rumeur qui tient la route car « il a un visa d?un an pour séjourner en France », affirmait Hassen Ikhlef dans la même édition de l?express.

Une disparition qui passe inaperçue

Mais qui s?en soucie ? L?entraîneur national de judo, Joseph Mounawah, avoue ne plus être en contact avec lui ou sa famille. « À chaque fois que j?appelle chez lui, ils raccrochent. Ni moi, ni le CNOM ou le ministère des Sports n?a d?informations sur sa présente situation. Ce n?est pas le premier athlète à disparaître. Il a eu envie de partir, il l?a fait. Nous n?allons tout de même pas lancer la police à ses trousses ! », dit-il.

Cette disparition si subite reste inexpliquée, mais ce qui est sûr, c?est qu?avant d?accepter la candidature d?un autre Mauricien au sein d?une structure sportive internationale telle que le CIJA, les instances concernées réfléchiront à deux fois.

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