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Wendy Lafleur identifie les lieux où il aurait été ?agressé?
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Wendy Lafleur identifie les lieux où il aurait été ?agressé?
Reconstitution des faits hier sur les incidents survenus dans la nuit du vendredi 26 septembre à la prison centrale de Beau-Bassin. En présence de ses avocats, Mes Jean-Claude Bibi et Siv Pottaya, le détenu Wendy François Lafleur a expliqué dans les moindres détails aux enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) les circonstances de l?agression dont il aurait été victime de la part des éléments de la Prison Security Squad (PSS).
Entre 11 h 15 et 14 h 15, Wendy Lafleur, un récidiviste notoire de 26 ans, a montré aux policiers les dix endroits de la prison centrale où il dit avoir été brutalisé. Ses ?agresseurs? affirme-t-il l?aurait traîné jusqu?à un bassin d?eau, placé une poubelle sur la tête avant de ?l?agresser? de nouveau devant la grille d?entrée (gate) de la prison. Il a indiqué le lieu où il aurait vu deux autres détenus sauvagement ?tabassés? par des PSS et l?endroit où se tenaient quatre haut gradés de la prison alors qu?il était malmené.
Les hommes de la MCIT, menés par le surintendant de police Clifford Parsad, se disent satisfaits des explications de Wendy Lafleur. Celles-ci corroborent le contenu des dépositions faites mercredi et jeudi derniers où le détenu relate les incidents à la prison.
Il affirme qu?une vingtaine de PSS seraient impliqués dans ces actes de brutalité.
Wendy Lafleur a cité les noms de dix d?entre eux et a déclaré qu?il pourrait identifier les dix autres. Les incidents au cours desquels plusieurs détenus ont été blessés se seraient déroulés en présence de quatre haut gradés de la prison.
Vinesen Abel
Sécurité PSS : Intervention dans la minute
Portant bouclier, et vêtus de casque intégral, c?est à coups de matraque et à l?aide de gaz lacrymogène que les membres de la Prison Security Squad (PSS) ont rétabli, après cinq heures d?effort, l?ordre à Beau-Bassin, le 26 septembre dernier. La PSS, unité spéciale chargée du maintien de l?ordre au sein des prisons, compte 135 hommes, triés sur le volet. Elle a été créée en juillet 1999, à la suite de l?évasion spectaculaire de cinq détenus de la Bastille, prison de haute sécurité à Phoenix. Parmi ces évadés : Rajen Sabapathee, Antoine Lionel ? alias Dallon ? Dan Ramessur, Clifford Rioux et Talat Jugessur.
Cinquante d?entre eux sont cantonnés en permanence dans les dortoirs de la prison de Beau-Bassin. Comme le stipule le ?Reform Institution Act? de 1988, ils assistent les gardes-chiourme et interviennent, immédiatement, en cas de dérapage pour ramener l?ordre et la sécurité dans les institutions pénitentiaires.
Les membres de ce corps s?entraînent régulièrement avec le Groupement d?intervention de la police mauricienne (GIPM). Maîtrisant le judo ainsi que d?autres arts martiaux, ils ont appris à manipuler la matraque et les armes à feu. Ils sont aussi de très bons nageurs et plongeurs.
Commandos formés par le GIPM, les PSS sont aux ordres du commissaire des prisons. Ils portent un béret marron, des «boggies» et un uniforme crème de même coupe que celui d?un commando de la SMF. Même si la PSS recrute ses membres essentiellement au sein des gardes-chiourme, cette unité d?élite n?est pas vue d?un bon ?il par les autres gardiens de prison. La prime de risque de Rs 960 mensuelles qu?ils reçoivent y est certainement pour quelque chose. Elle est même supérieure à la ?risk allowance? payée aux membres de l?ADSU (Rs 780). Les articles 10 à 14 du Reform Institution Act de 1988, précisent les circonstances autorisant l?usage de la force : en cas de menace contre la sécurité personnelle d?un PSS, celle d?un autre PSS ou d?un détenu; en cas de tentative d?évasion; lorsqu?un détenu refuse de se plier à la discipline de la prison; pour le rétablissement de l?ordre et de la discipline.
Bernard Saminaden
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