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Vétérinaires en campagne
La Mauritius Vetenary Association (MVA) mène actuellement campagne en vue de mieux faire connaître le rôle des vétérinaires pour la sécurité alimentaire. Premier public ciblé : les jeunes des classes terminales du cycle secondaire. ?Notre but est de susciter des vocations chez les jeunes car il y actuellement un manque de vétérinaires sur le marché?, déclare au Porte-Monnaie le Dr Ismet Mamode, président de l?association.
Dans un deuxième temps, les animateurs de la MVA s?adresseront au grand public. Là encore, fait remarquer le Dr Ismet Mamode, ?il y a une grande méconnaissance de l?importance de la médecine vétérinaire?. La MVA comprend les éleveurs, les bouchers, de même que les consommateurs. La MVA dit s?inquiéter du peu de cas qui est fait à Maurice de la question de la sécurité alimentaire.
Des 48 vétérinaires enregistrés au Mauritius Veterinary Council , 36 seulement sont encore en activité, les autres étant à la retraite. Sur ce nombre, 21 opèrent dans le secteur public et 15 dans le privé.
Le Dr Mamode estime la situation ?très alarmante?. ?Il n?y a en effet pas un vétérinaire attaché en permanence ni à l?aéroport, ni au port, ni à l?abattoir central de la Mauritius Meat Authority. C?est le vétérinaire qui a le dernier mot. C?est lui qui donne le permis pour la mise sur le marché du produit?, dit-il.
Le président de la MVA précise que l?on confond trop souvent le rôle et la fonction du médecin vétérinaire avec ceux d?un inspecteur. ?Le médecin vétérinaire n?est pas là pour inspecter mais pour veiller que toutes les opérations d?élevage, d?abattage et de processing se déroulent selon les conditions et les normes garantissant la sécurité alimentaire des consommateurs. Le médecin vétérinaire, qu?il soit du public ou du privé, est responsable d?établir les normes et les procédures et de veiller à ce qu?elles soient respectées.?
La législation régissant le secteur de la pratique vétérinaire mérite également d?être revue, estime le Dr Mamode. ?La loi date de 1925.
Il y a eu un projet de loi datant de 2000, le Veterinary Services Duties and Powers Act. Mais il dort toujours dans un tiroir quelque part et notre association attend toujours les réactions à son mémorandum soumis au ministère de la Santé dans le cadre de l?introduction de cette nouvelle législation.?
Parmi les suggestions de la MVA pour un regain d?intérêt pour la profession, relevons celle plaidant pour l?inclusion de la médecine vétérinaire sur la liste des sujets prioritaires pour les diverses bourses universitaires.
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