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VITE DIT
<B>Rama Valayden : à quel jeu joue-t-il ? </B>
Rama Valayden entretient ces jours?ci un flou persistant dans son action et sa démarche politique. Même s?il est membre de l?alliance sociale il ne cache pas sa satisfaction en ce qui concerne le dégel entre lui et Paul Bérenger. Comment ce dialogue a pu s?instaurer? Les derniers évènements ont amené le Premier ministre et Rama Valayden à se pencher sur un certain nombre de dossiers sensibles, notamment les licenciés de Texel, l?affaire Chetty et la situation dans les prisons. « Ces rencontres qu?on pourrait qualifier de cordiales ecivilisées nous ont permis de travailler dans la sérénité et dans le respect de l?autre », déclare Rama Valayden.« Nous sommes maintenant dans la logique du dialogue d?autant plus que nous sommes appelés à nous rencontrer pour faire le suivi sur certains dossiers », poursuit-il.
Rama Valayden se réjouit du fait que ce dégel pourrait lui donner une marge de man?uvre non négligeable dans sa stratégie d?ouverture envers les militants de base. Il s?emploie à gagner leur confiance afin d?élargir les bases de son mouvement. Il est conscient que le dialogue instauré lui ouvrirait la voie à une plateforme politique car il ne veut pas se retrouver devant tout « imprévu politique ». Il a en mémoire les déboires de certains hommes politiques et non des moindres. Il assure ses arrières et ne veut pas être pris au dépourvu.
C?est dans cette perspective que ce dégel lui permettra de mettre à profit le temps nécessaire pour lancer l?idée d?un « programme minimal »sur lequel tous les partis politiques pourraient s?entendre.
Les conditions économiques mondiales et les difficultés économiques auxquelles tout gouvernement aura à faire face sont autant de raisons qui devraient favoriser un accord débouchant sur un « programme minimal » de sortie de crise, dit-il. Le message ne peut être plus clair.
La situation économique et sociale force-t-elle déjà les plus irréductibles à réfléchir sur le devenir de ce pays ? Les prochaines semaines pourraient nous donner une indication sur l?état d?esprit de nos dirigeants politiques.
<B>La corruption augmente, selon Ramgoolam</B>
Le leader de l?opposition a, lors d?une conférence de presse, dénoncé la politique du gouvernement et particulièrement l?attitude du Premier ministre sur le chapitre de la corruption. Paul Bérenger, dit-il, est dans un « denial mood » alors que toutes les indications montrent que la corruption a pris des proportions insoupçonnées jusqu?ici. « Des organisations et autres institutions internationales comme le World Economic Forum, la Banque mondiale, le Economic Intelligence Unit et Transparency International ont tous dans leur rapport mis en garde le gouvernement mauricien sur les effets de la corruption à Maurice. Mais en dépit de ces mises en garde, le Premier ministre trouve que tout va pour le mieux. » Selon les observations du World Economic Forum, Maurice était classée à la 47e place en 2002 alors qu?en 2004, nous nous retrouvons à la 82e place. Le classement selon Transparency International s?établit comme suit. Maurice se trouvait à la 33e place en 1998 alors qu?en 2004, Maurice se trouve à la 58e place. Des indications qui démontrent, selon Navin Ramgoolam, que la situation est préoccupante, d?autant que c?est après un travail systématique que des personnalités comme l?ancien président Jimmy Carter et l?ancienne première ministre d?Irlande, Mary Robinson qui apposent leurs signatures sur ce rapport.
Passant à un autre volet de sa conférence de presse, le leader de l?opposition a voulu clarifier le débat sur la place du secteur privé dans l?économie mauricienne. Il maintient qu?il n?est pas contre le secteur privé mais s?insurge contre ce qu?il appelle une poignée de profiteurs du gros capital. C?est pour cela qu?il réclame une démocratisation de l?économie afin de donner des chances équitables à tous ceux qui veulent contribuer au développement du pays.
Abordant le chapitre politique, Navin Ramgoolam a réaffirmé sa détermination d?aller aux prochaines élections avec les partenaires de l?alliance sociale. « Tout n?est pas possible en politique. Je ne cherche pas la voie facile », conclut-il.
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