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Vers une formation poussée des bijoutiers
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Vers une formation poussée des bijoutiers
Les services d?un consultant sud-africain ont été retenus par la Small and Medium Industries Development Organisation (Smido) pour une formation poussée des bijoutiers. Elle se fera avec la collaboration de l?Association des bijoutiers. Ce projet aidera ultérieurement les bijoutiers mauriciens à trouver une ouverture dans un certain nombre de pays européens.
L?objectif de cette formation prévue pour mars est de promouvoir davantage ce secteur, d?introduire de nouvelles techniques et technologies ainsi que de nouveaux équipements pour rehausser les connaissances des bijoutiers.
Cette formation s?ajoute à celle de l?Ecole de la bijouterie de l?Industrial and Vocational Training Board qui vient d?entreprendre une formation des apprentis-bijoutiers dans la production de joaillerie destinée à une clientèle asiatique.
«En dix ans, nous avons formé environ 600 personnes principalement pour la fabrication de bijoux de style européen. Maintenant nous passons à un autre style, qui est également très demandé», souligne un cadre de l?Ecole de bijouterie.
Selon la Mauritius Industrial Development Authority (Mida), ces cours avancés de sertissage de pierres précieuses ne sont pas offerts localement mais sont très demandés par des bijoutiers. Ils leur permettront de mieux cibler une clientèle touristique.
La Smido a sollicité l?aide d?une agence pour le financement à hauteur de 50 % de ces cours de formation des bijoutiers dont la production est destinée tant au marché local que pour l?exportation.
En 2003, les exportations des produits de la bijouterie mauricienne, qui se chiffraient à Rs 500 millions, ont connu une importante baisse de Rs 200 millions en raison de la conjoncture internationale.
« Un des premiers produits touchés généralement dans une situation de récession, ce sont les bijoux, qui ne sont pas considérés comme un produit prioritaire par certains clients. Les gens ont donc réduit leurs achats des produits de la bijouterie », fait ressortir un haut cadre de la Mida.
Toutefois, à la Mida, on pense que 2004 semble s?annoncer sous de meilleurs auspices sur la France, pays qui achète la plus grosse partie des produits de bijouterie mauricienne, et la Grande-Bretagne. Pour preuve, l?organisme s?appuie principalement sur le volume de commandes déjà reçues par un certain nombre d?entreprises. Cette reprise pourrait avoir un impact positif sur le secteur à Maurice. C?est également pour cette raison que la Mida a décidé d?être présente au salon de la bijouterie qui se tiendra en septembre à Birmingham.
« Il y a nécessité de promouvoir Maurice comme une base manufacturière. Une récente étude a démontré qu?il existe de bonnes perspectives sur les marchés français et britanniques. Nous allons profiter du salon de Bir-mingham pour marquer notre présence », estime un cadre de la Mida.
Outre les produits des entreprises de la zone franche, ceux des petites et moyennes entreprises qui ont des potentiels d?exportation seront aussi exposés à ce salon. Ce secteur, qui comprend quelque 300 bijoutiers, emploie environ 1550 personnes.
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