Publicité

Vers un choix réduit pour les transitaires

16 novembre 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une plus grande concentration des activités de transport maritime est à prévoir. Car après le rachat de P&O Nedloyd par Maersk et de Delmas par CMA CGM, voilà que des rumeurs de rachat entourent la compagnie Mitsui, deuxième sur le plan mondial. Résultat : un choix de plus en plus réduit pour les transitaires mauriciens.

La compagnie danoise Maersk, géant du transport maritime, a racheté le néerlandais P&O Nedloyd en août dernier. Mais, jusqu’en 2006, les deux compagnies continueront à opérer séparément, surtout durant la saison de pointe. Car il s’agit de préserver avant tout la qualité du service. A partir de février 2006, la fusion sera effective et une nouvelle marque sera lancée : Maersk Line.

Une autre fusion concerne CMA CGM. La cinquième compagnie maritime mondiale française a racheté une autre compagnie française, Delmas. Le rachat est soumis à certaines clauses au niveau européen et, dans la pratique, les services ne devraient pas changer avant 2006.

Création d’un cartel

Ces fusions sont suivies de près à Maurice. Maersk et CMA CGM opèrent en direct à Maurice. P&O Nedloyd et Delmas, de leur côté, sont représentées par IBL. On parle maintenant d’une possibilité de rachat qui impliquerait le géant japonais Mitsui et Pacific International Lines, de Singapour. C’est également IBL qui représente Mitsui à Maurice.

Pour l’instant, les représentations n’ont pas trop souffert. Chez IBL, le personnel de P&O Nedloyd a été reclassé et le groupe mauricien espère garder la représentation de Delmas, malgré la fusion.

Les concentrations vont-elles avoir des répercussions sur les tarifs ? “A priori une compagnie comme Maersk devrait plutôt se concentrer sur les services et le réseau”, laisse-t-on entendre dans les milieux maritimes. Mais les transitaires craignent que la concentration encourage la constitution d’un cartel.

Les craintes sont réelles car le poids d’un géant comme Maersk va s’accentuer et son rôle va devenir prépondérant. “Tout le monde connaît les exigences des grandes compagnies maritimes par rapport aux services offerts dans le port de Port-Louis”, laisse échapper un transitaire.

Les transitaires s’interrogent également sur la nouvelle fréquence des rotations, au service dans l’océan Indien, à la nouvelle politique des groupes maritimes à partir de 2006. “Tout le monde est dans l’attente”, lâche un transitaire, peu rassuré…

Publicité