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Vers des solutions rapides de la congestion routière à Port-Louis

2 juin 2004, 20:00

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Juin 1975, lors des débats à l?Assemblée législative sur le Budget, intervenant sur l?item ?Motorway through Port Louis?, j?ai attiré l?attention du gouvernement de Sir Seewoosagur Ramgoolam sur le fait que la circulation routière à Port-Louis était bloquée aux heures de pointe. Il fallait trouver la solution adéquate au plus vite car le problème s?aggrave avec le temps.

Comme solution à long terme, j?ai alors proposé la construction du ?Port Louis Ring Road? comprenant de nouvelles routes à être créées et des routes existantes : rue Labourdonnais, rue Wellington, rue Gandhi, boulevard Victoria et route de Pamplemousses en direction d?Abercrombie.

La?Ring Road? partirait de l?entrée Sud de Port-Louis, sur l?autoroute à Pailles, à hauteur de la station électrique St.-Louis, pour rejoindre le prolongement de la rue Labourdonnais. La partie initiale de la route longerait la Montagne des Signaux, en passant à l?arrière des habitations de Bell-Village et de La Butte, et à l?arrière du monument Marie-Reine-de-la-Paix.

Dans sa réplique portant sur la proposition soumise, le ministre des Travaux publiques (l?hon. A.H. Osman) déclara ceci : ?We will look into his suggestion about the ring road around Port-Louis which is a good suggestion, which will have to be studied.? L?étude de faisabilité du projet fut, en 1977, confiée au cabinet de consultants français Setec International.

Son rapport fut remis aux autorités locales en 1980. Le tracé proposé à l?Assemblée législative en 1975 est retenu avec toutefois une addition importante : une route nouvelle complémentaire en parallèle aux routes existantes, qui partirait de la jonction Labourdonnais passant par Tranquebar et Vallée-Pitot pour rejoindre le tracé initial à la jonction Victoria.

? Glissement de terrain à la Butte

Dans les années ?80, un important glissement de terrain à La Butte remit en question la concrétisation du tracé initial de la Port-Louis Ring Road selon le plan proposé par Setec International. Le gouvernement s?adressa, au début des années ?90, au cabinet de consultants anglais, DHV International. Dans son rapport soumis en 1993, DHV International, proposa :

(i) de remplacer la partie initiale du tracé préconisé par Setec International, par celui comprenant un tunnel de 1,3 kilomètres à travers la Montagne -des-Signaux.

(ii) un échangeur au croisement de la Ring Road et de la route Château d?Eau, permettant ainsi un accès facile et direct dans les deux sens, entre la Ring Road, et le centre de la capitale.

(iii) le prolongement de l?extrémité Nord de l?alignement initial de la Ring Road, à partir de la jonction Plaine-Verte pour rejoindre l?autoroute M2 entre le rond-point du Quai D et celui menant à Mer-Rouge (Port-Franc).

Des trois propositions soumises par DHV International, celle comprenant le tunnel fut rejetée. Ainsi l?alignement retenu de façon définitive pour la Ring Road à l?intérieur de la capitale est toujours, celui partant de la Jonction Labourdonnais, au Sud pour rejoindre l?échangeur Quai D au Nord, avec un échangeur important à l?intersection de la Ring Road et la route Chateau d?Eau.

Toutes les études techniques impliquant cet alignement ont été complétées en 1997. Le problème majeur à résoudre est, depuis cette année là, le meilleur moyen de relier ledit alignement à l?autoroute M1.

En 1996, à la suite d?une étude menée par des experts japonais, des travaux de très grande envergure furent entrepris, sur le flanc de la Montagne-des-Signaux à l?arrière de La Butte pour contenir le glissement de terrain. Les travaux au coût total de Rs 600 millions, financés en grande partie par une aide étrangère, nécessitaient la fixation, sur le flanc de montagne, de longs piliers en acier. L?auteur du présent rapport proposa alors que les experts japonais étudient la possibilité de revenir à l?alignement initial de la Ring Road proposé par Setec International, à savoir, construire la partie de la route à cet endroit sur lesdits piliers en acier. Aucune suite ne fut donnée à la suggestion.

? Un tunnel reliant Port-Louis à Guibies

La seule alternative pour résoudre le problème du raccordement de l?alignement de la Ring Road de Port-Louis à l?autoroute M1 est par un tunnel traversant, au bon endroit, la chaîne de montagnes séparant Port-Louis de Guibies-Pailles. Il devrait ainsi rejoindre l?autoroute M1 à l?emplacement le mieux indiqué pour la construction d?un échangeur.

Pour prendre la bonne décision sur le meilleur emplacement du tunnel a être creusé dans la chaîne de montagnes séparant Port-Louis de Guibies-Pailles, il était indispensable de tenir en ligne de compte :

(i) les très importants travaux en cours d?exécution dans le contexte de la création d?un hippodrome à Pailles. Ces travaux ont été initiés en 1995.

(ii)le très gros avantage d?une ouverture de la Vallée-des-Guibies sur Moka, ouvrant ainsi la voie à la création d?un Moka-Guibies-Port-Louis Link Road.

Dans le contexte du projet de création de l?hippodrome, la construction d?une très large route asphaltée de plus de 2 km de long, a été initiée par les promoteurs, avec pour objectif de relier le site de l?hippodrome à l?autoroute M1, à hauteur de Camp-Chapelon. (...)

La route Bonnefin, comme elle est maintenant connue, est appelée à jouer un rôle des plus importants dans le prolongement de l?alignement de la Port-Louis Link road en direction de Guibies-Pailles pour rejoindre l?autoroute M1 à l?emplacement le plus approprié.

Il existe un chemin en terre battue partant de Moka, traversant la crête de la montagne à sa partie la plus basse, pour rejoindre la Vallée-des-Guibies. Ce chemin a été créé, à l?initiative du Conservateur des Bois et Forêts dans les années1960 pour que les gardes forestiers circulant en 4x4 puissent l?utiliser pour leurs inspections des réserves naturelles de la région.

Ce chemin rejoint l?extrémité est de la Route Bonnefin, à hauteur du site de l?hippodrome. Il est donc possible en se déplaçant en 4 x 4, de passer directement de Moka à l?autoroute M1, comme a pu le faire, en deux occasions, l?auteur du présent document au début de l?année 1999, en compagnie de personnalités importantes.

? Moka - Port-Louis Link Road

Comme solution partielle à la congestion routière aux entrées sud et nord de la capitale, le ministère des Infrastructures publiques misait beaucoup, sur un projet de Link Road entre Moka et Port-Louis. Celle-ci traverserait la montagne du Pouce par un long tunnel pour rejoindre la Port-Louis Link Road à Tranquebar. C?est la firme indienne Consulting Engineering Services (CES) qui fut associée à l?étude de faisabilité dudit projet.

En décembre 1998, j?ai soumis au ministre des Infrastructures publiques, l?Hon. Deva Virahsawmy, un rapport détaillé sur un projet de Moka-Guibies-Port-Louis Link Road comme alternative au projet gouvernemental (...). Le projet avait deux principaux objectifs :

(i) un accès direct de Moka et de Port-Louis à l?hippodrome de Pailles. Le ministre des Finances, V. Bunwaree avait confirmé la concrétisation de ce projet d?hippodrome quelques semaines auparavant lors d?une visite officielle du site.

(ii) un raccourci pratique pour les automobilistes venant de Moka, Saint-Pierre et de toute la région Est du pays et qui se rendent ou traversent Port-Louis. Cela réduirait, dans une certaine mesure, la congestion routière aux entrées sud et nord de la capitale.

Le ministre Virahsawmy porta un vif intérêt au projet soumis. Lui ayant appris l?existence du chemin en terre battue reliant Moka à la route Bonnefin aux Guibies, il me demanda de me mettre en rapport avec le secrétaire permanent de son ministère pour l?organisation d?une site visit. Celle-ci eut lieu en janvier 1999. (...) Le ministre était très satisfait de sa visite et me demanda d?en organiser une deuxième à l?intention du managing director de Consulting Engineering Services, M. A. K. Lal , de passage à Maurice pour des consultations avec le ministère. (...) La deuxième visite a eu lieu en février 1999. (...)

Lorsque j?ai rappelé le managing director vers la fin de l?année 1999 pour savoir où en était le projet, il m?a répondu que celui-ci a, en principe, été accepté mais que les études étaient toujours en cours.

? Situation actuelle de la congestion routière

La dégradation, aux heures de pointe, de la circulation routière aux entrées de la capitale, a atteint cette année le seuil de l?intolérable. (...) Les automobilistes et les voyageurs par autobus vivent un vrai calvaire. Selon les statisques, près de 26 000 véhicules entrent quotidiennement dans la capitale aux heures de pointe (7h-10h). Quelque 11 000 véhicules, s?y trouvent de 8 heures à 9 heures. Ainsi, plus de 150 000 personnes se rendent à Port-Louis chaque jour avec pour conséquences directes :

(i) un ralentissement majeur du trafic routier sur l?autoroute à l?entrée sud de la capitale. Ralentissement qui s?étend aux heures de pointe sur plus de 10 km, passant par les ronds-points de Réduit, St.-Jean, Pont-Fer pour atteindre Highlands et La Vigie. La vitesse moyenne des véhicules pris dans cet embouteillage se situe entre 10 à 15 km /h.

(ii) La durée du trajet s?allonge au quadruple. La consommation abusive de carburant et l?augmentation de la pollution de l?air et de l?environnement causée par le rejet de gaz carbonique additionnel s?ensuivent. Pour les voyageurs par autobus se rendant à Port-Louis sur certaines lignes, le trajet prend même plus de deux heures comme celui de Trèfles -Port-Louis

(iii)un coût additionnel estimé à plus de Rs 1 milliard annuellement.

(iv) le retard des fonctionnaires et employés du secteur privé au travail.

Selon les experts, si aucune mesure concrète n?est prise dans l?immédiat, le problème ira en s?aggravant. Des projections faites, il ressort que les facteurs suivants vont avoir, un impact négatif croissant sur la dégradation de la congestion routière à Port-Louis :

(i) le parc automobile qui est passé de 25 000 véhicules en 1970 à 180 000 en 2003, est appelé au cours des prochaines années à recevoir 10 000 nouveaux véhicules par an

(ii) le trafic généré par les activités portuaires est appelé à s?intensifier (...)

? Solution approuvée par le gouvernement

Le projet de la Port-Louis Ring Road a été approuvé par le gouvernement en 2002. Il a été élaboré par la Road Development Authority (RDA) travaillant en collaboration avec la firme indienne CES.

Le point de départ de la Ring Road, sur l?autoroute M1 à Montebello, est indiqué sur la schéma ci-dessus par la lettre X. Le parcours, long de 10,3 kilomètres, est le suivant: X - Q - R - B - K- L - M - Y - F - G - V. Il comprend la construction d?un échangeur et entre les points R et B, celle d?un très long tunnel de 775 metres à travers la montagne Coin Bluff.

La suite du parcours partant de la jonction Labourdonnais (B) pour rejoindre l?échangeur Quai D (V) au Nord, est l?alignement B - K - L- M - Y- F - G - V de la Ring Road à l?intérieur de la capitale, en passant par Tranquebar et Vallée-Pitot. Le tracé de cette dernière partie de la Ring Road entre la jonction Labourdonnais (B) et l?échangeur Quai D (V) a été définitivement adopté par les autorités locales à la fin des années ?90.

? Obstacle majeur au projet adopté

Le projet de la Port-Louis Ring Road se caractérise par le long tunnel à travers la montagne Coin Bluff. En conséquence, le parcours de la route doit obligatoirement passer par la section (K - L) à Tranquebar qui est, malheureusement depuis plusieurs années, obstruée par la présence de squatters. On les retrouve aussi sur la section (M -Y- F) du parcours à Vallée-Pitôt.

Aux dires du directeur de la RDA, la concrétisation du projet gouvenemental ne pourrait démarrer aussi longtemps que les squatters n?auront pas été relogés. Ce qui va prendre du temps, compte tenu du nombre élevé de squatters. Il était donc indispensable et urgent pour le ministère de rechercher une alternative au projet de la Ring Road.

? Tentatives pour résoudre le problème

A la recherche de nouvelles solutions pour résoudre, à court terme, le grave problème de la congestion routière aux entrées de la capitale, le ministère des Infrastructures publiques a eu recours aux tentatives suivantes :

(i) la hausse en 2002 des tarifs du parking dans la capitale, passant de Rs. 2 à Rs. 10 l?heure (400 % d?augmentation)

(ii) le lancement la même année du système Park and Ride à Les Salines, une aire de stationnement excentrée pouvant accueillir jusqu?à 400 véhicules et reliée au centre-ville par des navettes.

Les deux mesures n?ont pas eu les résultats escomptés. En ce qui concerne le parking Les Salines, il affiche un taux de remplissage de moins de 30 %.

Devant l?échec des solutions mises en pratique, le ministère envisage sérieusement d?avoir recours à une deuxième hausse des tarifs de parking de Rs 10 à Rs 20 l?heure (100 % d?augmentation), et parallèlement, l?introduction d?un système de péage aux entrées de la capitale aux heures de pointe (de 7 à 10 heures). La taxe de congestion imposée aux automobilistes, serait de Rs 60.

Pour mener à bien ces nouvelles mesures, le ministère s?est adressé à un expert singapourien, le professeur Gopinath Menon qui a fait un court séjour au pays tout récemment pour une étude sur place du problème.

Dans le rapport préliminaire qu?il a soumis au gouvernement, le professeur Menon aurait conclu, selon les recoupements de presse, que l?introduction du système de péage est prématurée et que priorité devrait être donnée à la construction, dans les meilleurs délais d?une Ring Road. Malheureusement, le projet gouvernemental qui se caractérise par un tunnel à travers la montagne Coin Bluff est irréalisable à court terme, en raison de la présence de squatters. (...)

Il existe, toutefois, une solution alternative au projet gouvernemental, qui se caractérise par un tunnel à travers la montagne Goat Rock -Snail Rock dont le tracé est libre de squatters. Les travaux sur ce nouveau tracé pourraient démarrer aussitôt que le contrat de construction aura été alloué. Ce projet portant le nom de Pailles-Guibies-Port-Louis Ring Road a été élaboré en 2001 par l?auteur du document présent et a fait l?objet, en 2003, d?un article dans le magazine Financial News.

? Pailles-Guibies-Port-Louis Ring Road

La décision fut prise par le gouvernement, vers la fin des années 90, de construire un échangeur sur l?autoroute à Pailles, à hauteur de la route reliant Pailles à Grande-Rivière-Nord-Ouest, indiqué par le point P sur le schéma. Objectif : réduire la congestion routière à cette jonction particulière, aux heures de pointe. L?échangeur entra en pleine opération en 1999 et donna entière satisfaction.

L?idée vint alors à l?auteur du présent document de proposer une solution au problème de congestion routière à l?entrée sud de Port-Louis, avec un alignement partant de l?échangeur (P) sur l?autoroute, à Pailles, pour rejoindre la Ring Road à l?intérieur de la capitale. Le parcours passerait par le tunnel à travers la montagne Goat Rock-Snail rock, déjà mentionné dans le rapport soumis au ministre Virahsawmy en 1998, dans le contexte de la création éventuelle de la Moka Guibies Port-Louis Ring Road .

? Alignement finalisé en 2001

L?alignement de la Pailles-Guibies-Port-Louis Ring Road a été finalisée en 200, le tracé partant de l?échangeur Pailles (P) est le suivant : (P -Q - R - S-T - U - L - M -E - F - G - V).(schéma)

A noter que les sections suivantes : route du Cimetière (P - Q), route Bonnefin (R - S), route Château d?Eau (M - E) et boulevard Victoria (E - F) du parcours sont des routes asphaltées représentant une longueur de près de 5 km au total, et que le tunnel (T - U) à travers la montagne Goat Rock-Snail rock est moitié moins long que celui à travers la montagne Coin bluff figurant sur le tracé du projet soumis par RDA - CES. Le coût de la première phase de construction de la Pailles-Guibies-Port-Louis Ring Road, devrait être bien moins élevé que celui du projet proposé par R.D.A - C.E.S, dont la totalité du tracé de 10,3 km implique la création de nouvelles routes et de leur cortège de drains.

D?autre part, l?étude qui resterait à faire pour finaliser les plans du projet serait celle concernant l?emplacement exact du tunnel (T - U), ce qui devrait pouvoir se faire très rapidement.

Il est aussi important de faire ressortir que l?alignement proposé, en ce qui concerne la partie du parcours à l?intérieur de la capitale, nommément: la section (U - L - M), la route Château d?Eau (M - E) et le boulevard Victoria (E - F), n?abrite aucun squatter.

Les travaux de concrétisation de la nouvelle route pourraient ainsi démarrer dès que le contrat aura été alloué. La route pourrait être opérationnelle dans un temps relativement court, compte tenu du fait que près de 5 km du tracé sont déjà asphaltés et ouverts à la circulation automobile, et ne demanderaient qu?un renforcement de leurs bases.

Dans l?alignement initial proposé plus haut, les sections suivantes: Tranquebar (B - K - L) et Vallée-Pitôt (M - Y - F) ont été délibérément écartées en raison de la présence du nombre élevé de squatters qui s?y trouvent. Cette exclusion n?est que temporaire. Il est prévu que les travaux y relatifs se fassent en deuxième phase, après que les squatters auraient été relogés. Les raisons motivant ces travaux sont les suivantes:

(a) Parcours (B - K - L): la création d?une troisième route d?accès direct, dans les deux sens, entre la Ring Road à l?intérieur de la capitale et le Centre de cette dernière,

(b) Parcours (M -Y -F) : pour rendre plus direct et fluide, dans les deux sens, le trajet routier par la Ring Road entre les entrées sud et nord de la capitale.

? Avantage du projet

Les avantages du projet Pailles - Guibies - Port Louis Ring Road sont les suivants:

(i) l?enclenchement, à court terme, de la première phase des travaux sur l?alignement de la route, une fois les plans finalisés et le contrat alloué,

(ii)la mise en opération de la Ring Road sitôt la première phase terminée,

(iii) un coût des travaux pour la première phase, bien inférieur à celui du projet RDA - CES

(iv) une réduction importante, dans le court terme, de la congestion routière aux entrées sud et nord de la capitale,

(v) une prise en compte directe du trafic routier en provenance des bas de Beau Bassin et de l?ouest du pays accédant à l?échangeur de Pailles (P) par la route de Grande-Rivière-Nord-Ouest (Route No. 2, schéma 2)

(vi) le désenclavement des régions situées à l?est de la capitale

(vii) un accès direct entre la capitale et le Domaine-les-Pailles, facilitant ainsi l?accès à ce dernier et à la Salle de Conférences en construction

(viii) la mise en valeur des terres de la Vallée des Guibies appartenant à la State Investment Corporation, une partie desquelles pourrait être utilisée dans le cadre de la décentralisation des Centres administratifs de l?Etat

(ix) une route alternative à l?autoroute traversant la capitale, en cas d?obstructions majeures de cette dernière,

(x) un premier pas vers le projet de la Moka-Guibies -Port-Louis Link Road.

? Moka-Guibies-Port-Louis Ring Road

La création de la Pailles ? Guibies ? Port-Louis Ring Road va, une fois terminée, faciliter les choses pour la construction du Moka - Guibies - Port-Louis Link Road. Le tunnel (T-U) de la Ring Road, reliant Les Guibies à Port-Louis, de même que l?alignement de la Ring Road à l?intérieur de la capitale, pourront aussi servir pour le Link Road.

La construction de l?alignement de la Link Road va donc se limiter à la partie initiale, partant de la jonction Moka (Z) pour rejoindre la jonction Guibies (S) par un tunnel (O - N) à travers la montagne entre Moka et Les Guibies comme indiqué sur le schéma.

Une autre option pour ce parcours initial de la Link Road a été proposée dans le précédent rapport rédigé en 2001. Elle préconise une tranchée d?une trentaine de mètres, en lieu et place du tunnel (O - n), laquelle tranchée accéderait à la jonction Guibies (S) par un viaduc qui traverserait la Vallée -les-Guibies à sa partie la plus profonde.

Une étude détaillée des deux options permettra de déterminer laquelle est la plus appropriée en la circonstance.

La Link Road serait en mesure de prendre le trafic routier vers Port-Louis, en empruntant les routes comme indiqué dans le schéma.

(i) Bois-Chéri et Le Bocage ( Route No.3)

(ii) La Vigie, Highlands et saint-Pierre (Route No.4)

(iii) La Nicolière (route No. 6)

Il va de soi que pour le trafic routier de Port-Louis vers chacune des régions mentionnées plus haut, le même parcours, en sens inverse, serait utilisé.

<B>Raymond RIVET</B>

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