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Vente à la barre : Bérenger défend l?action de l?ancien gouvernement

12 septembre 2006, 00:00

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Les pleurs n?ont pas manqué une fois encore, l?engrenage de la vente à la barre ayant bousculé la vie de plus d?un. Et devant quelques critiques émises sur le bilan de l?ancien gouvernement à ce chapitre, l?ex-Premier ministre, Paul Bérenger, maintient qu?il y a eu des mesures qui ont été prises. C?était hier, au Centre Marie-Reine-de-la-Paix, lors de la rencontre entre le Mouvement militant mauricien (MMM) et les membres de l?Association des victimes de la vente à la barre.

Pour le leader du MMM, Paul Bérenger, il y a eu plusieurs amendements à la loi. Ainsi, si un individu prête de l?argent alors qu?il n?a pas de permis pour le faire, la loi permet qu?il ne soit pas remboursé. De plus, grâce à ces amendements, le créancier n?a pas le droit de fixer n?importe quel taux d?intérêt. Ce dernier ne peut prendre en garantie plus de 50 % de la somme empruntée. Sans compter que les lois ont été renforcées, ajoute le leader des Mauves.

En ce qui concerne le rapport de la commission d?enquête, l?ex-Premier ministre rappelle que celui-ci n?a pas été rangé au fond d?un tiroir. Le rapport de l?ex-juge Victor Glover, président de la commission d?enquête, a été soumis à un comité de mise en oeuvre, fait-il ressortir.

L?opposition, précise-t-il, promet son aide dans la mesure du possible. Paul Bérenger demande cependant à l?association de faire le suivi pour ce qui est des mesures annoncées par le Premier ministre, Navin Ramgoolam et le ministre de la Justice, Rama Valayden.

Eviter des abus

De ce fait, il ne manque pas de lancer quelques piques : ?Moi mo pa pass siro e donn fos lespoir. Mo kone dan ki difikilte zot ete.? Il soutient également qu?il n?était pas possible, comme le souhaitaient les membres de l?association, d?arrêter les procédures de ?sale by levy? : ?Il y a partout cette pratique. Nous ne pouvons pas l?abolir. Toutefois, ce que nous pouvons faire, c?est mettre des filets de protection pour éviter des abus.?

Il a fait ressortir que dans les cas de banques privées, l?Etat ne peut apporter son aide, car seule la loi dicte leurs actions. Toutefois, dit-il, pour la Banque de développement, la Mauritius Housing Company et la National Housing Development Company (NHDC), le gouvernement a davantage de marge de man?uvre.

Hier, lors de cette rencontre, les personnes ayant déjà déposé devant la commission d?enquête ont à nouveau raconté leur calvaire. Ces témoignages mettent en lumière une méconnaissance de la loi qui, dans de nombreux cas, aurait occasionné des abus perpétrés par des membres de la profession légale (comme des reçus non délivrés par des avoués.)

Les membres de l?association des victimes de vente à la barre comptent également avoir une rencontre avec le leader de l?Union nationale, Ashock Jugnauth, ainsi que des syndicats.

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