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Vente à la barre : Fin de la phase pacifique

27 octobre 2006, 00:00

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Comme promis par Harish Boodhoo la veille, les manifestations étaient moins pacifiques que les deux précédentes, hier, à Port-Louis. En effet, munis de leurs pancartes, les ?victimes? de la vente à la barre sont descendues dans les rues de la capitale pour faire entendre leurs revendications et leur amertume contre certains avoués, avocats, arpenteurs, le gouvernement et les banques qui n?ont pas hésité à les mettre à sec. Comme d?habitude, plusieurs noms d?avoués et d?avocats dits véreux ont été balancés.

Harish Boodhoo est revenu sur le fait que la pratique des avoués de prendre 10 % de commission des clients est non seulement exagérée, mais illégale, car non mentionnée dans la Constitution. Qui plus est, les avoués obtiennent aussi 10 % de commission des banques. Harish Boodhoo a déploré l?absence d?un Credit Facility Bill qui allait mettre un frein à la vente à la barre. Ce qui fait de l?Hôtel du gouvernement le ?pli gran soutirer mafia ki ena?, a-t-il dit.

Il s?est insurgé contre le fait que le Premier ministre Navin Ramgoolam s?est payé une Aston Martin alors qu?il demande au peuple de ?ser sintir?.

Harish Boodhoo a invité les ?victimes? à s?exprimer. Ainsi, des pratiques des plus irrégulières de certains avoués, accompagnés de courtiers, qui auraient soutiré de l?argent aux clients, ont été dénoncées. Or, Harish Boodhoo argue que selon le Money Lenders Act, un contrat ne peut exister s?il y a présence de courtiers.

?Premie faz pe termine la?, a annoncé Salim Muthy, le président du mouvement Anti-Sale by Levy. Harish Boodhoo a quand même donné un indice. ?Li pou kouma enn siklon ou enn sounami !?

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