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Vasant Bunwaree rappelle les syndicats à l?ordre
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Vasant Bunwaree rappelle les syndicats à l?ordre
Le ministre du Travail, Vasant Bunwaree, veut effacer les doutes de la plate-forme syndicale et souhaite qu?elle revienne à de meilleurs sentiments. Cette dernière acceptera, à condition que l?on revienne à l?ancien système de compensation salariale.
« Je ne comprends pas la réaction des syndicats », se désolait hier le ministre du Travail et des relations industrielles, Vasant Bunwaree, lors d?une rencontre avec la presse. La plate-forme syndicale, dans une lettre qu?elle lui a adressée, a, en effet, signifié son intention de ne pas participer à la première réunion du National Pay Council, qui aura lieu en mai. Et ce, parce que cette plate-forme n?est pas d?accord avec la nouvelle formule de calcul de paiement de la compensation salariale. Le ministre a donc tenu à remettre les pendules à l?heure.
Le ministre a durci le ton lorsqu?il a évoqué l?éventuelle menace de boycott des syndicats. « S?ils font obstacle à la compensation des travailleurs pour l?année en cours, je ne resterai pas les bras croisés. Je suis catégorique. Les leaders des syndicats risquent de rater le train en marche. Je les aurai prévenus, qu?ils ne viennent pas me blâmer ensuite », a-t-il martelé.
D?autres membres de la fédération, même s?ils ont signé la lettre commune envoyée au ministère du Travail pour expliquer le boycott, se sont dits prêts à apporter leur contribution au sein du comité, a affirmé le ministre.
Des employeurs pourraient payer plus
Cette première réunion a toute son importance. À la fin du mois de mai, le taux de compensation décidé sera utilisé pour calculer le total des dépenses budgétaires pour l?année fiscale 2007-2008. Car le paiement de la compensation se fait ordinairement fin juillet.
Vasant Bunwaree s?est montré toutefois conciliant et a lancé un appel aux responsables des syndicats pour qu?ils participent à la réunion. « Une lettre sera envoyée à tous les responsables des syndicats pour dissiper leurs doutes et les inviter à participer à la table des négociations. C?est un événement car, pour la première fois, le gouvernement sera à partie égale avec les autres partenaires », a poursuivi le ministre du Travail.
La principale raison du boycott concerne le fait que le paiement de la compensation salariale ne soit plus basé uniquement sur le taux d?inflation. « Cela n?a rien d?un changement, a expliqué Vasant Bunwaree, car, dans le passé, on ne prenait pas uniquement en compte le taux d?inflation pour calculer la compensation salariale. Si tel avait été le cas, cette compensation aurait été déterminée par un simple calcul mathématique. Donc, plus besoin de dialoguer autour d?une table ! »
Outre le taux d?inflation, la capacité de payer et la productivité sont les autres paramètres économiques qui sont pris en considération lors de ce calcul.
L?autre contentieux soulevé par la plate-forme syndicale concerne la yearly minimum increase, qui a remplacé l?annual salary compensation. « Je n?ai fait qu?expliquer quelque chose clairement car chaque année, n?est-ce pas là le taux minimum qui est accordé à l?ensemble des travailleurs ? Je me dois d?effacer les craintes : le gouvernement ne viendra pas donner moins que ce qui aura été convenu lors des négociations. »
Selon Vasant Bunwaree, de nombreux employeurs pourraient payer plus que la compensation salariale accordée. Des amendements seront apportés à l?Industrial Relations Act l?année prochaine pour que les employeurs puissent agir en ce sens.
La plate-forme campe sur ses positions
Mais les membres de la plate-forme syndicale campent sur leurs positions. « Nous allons assumer nos responsabilités car nous ne souhaitons pas entrer dans un système qui va contre l?intérêt des travailleurs en général », a affirmé le porte-parole des syndicats, Toolsiraj Benydin. Il a lancé un appel pour que le ministère revienne à l?ancien mécanisme de compensation salariale.
Pour Toolsiraj Benydin, l?indépendance du NPC est discutable, car la présidence en est assumée par un « nominé politique ». « Le ministre du Travail confond compensation et révision salariale. C?est dans le deuxième cas qu?on prend en considération les autres facteurs économiques. » Pour ce qui est de la yearly minimum increase, il considère que cela ne va pas encourager les entreprises qui ont la possibilité de payer plus à le faire.
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