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?Vanessa Lagesse était la maîtresse de mon mari?
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?Vanessa Lagesse était la maîtresse de mon mari?
UN AVEU de taille signé Isabelle Maigrot hier en Cour suprême. Dans le cadre du procès pour outrage qu?elle intente au commissaire de police Ramanooj Gopalsingh et au Défi Plus, elle affirme que Vanessa Lagesse, la styliste retrouvée morte dans son bungalow de Grand-Baie, était la maîtresse de son mari Bernard.
Ce dernier, provisoirement accusé du meurtre survenu dans la nuit du 9 au 10 mars 2001, a vécu pendant un temps avec Vanessa Lagesse dans un bungalow à Trou-aux-Biches. Ces précisions viennent de l?épouse même de Bernard Maigrot, en cour devant le juge Paul Lam Shang Leen. En réponse aux questions de Me Satyajit Boolell, Acting Parliamentary Counsel, elle indique aussi qu?elle avait, la veille de l?assassinat, dîné avec son mari et ses deux enfants dans un restaurant de Grand-Baie.
Dans sa motion, Isabelle Maigrot reproche au commissaire de police d?avoir déclaré au Défi Plus que ?des wrong items ont été envoyés à des fins d?analyse ADN?. Une déclaration qui, selon elle, ?est susceptible d?influencer le public et les témoins potentiels?. A noter que ces analyses, pratiquées à l?étranger sur des objets appartenant à son époux, n?ont rien révélé.
Dans un affidavit juré dans le cadre de ce procès, le commissaire Ramanooj Gopalsingh nie cependant avoir fait une telle déclaration au journaliste du Défi Plus. Il affirme avoir même adressé une mise au point à l?hebdomadaire.
Appelé à la barre par Me Mooloo Gujadhur, l?avocat d?Isabelle Maigrot, Dharmanand Dhooharika, journaliste au Défi Plus, maintient mordicus que le commissaire de police lui a ?bel et bien? fait cette déclaration dans l?après-midi du 8 juin 2001. Après ladite mise au point, poursuit le journa-liste, le commissaire Gopalsingh lui aurait téléphoné, visiblement ?perturbé?, pour lui demander ?tire moi dans difé, Premier ministre pé brosse mo la tête?. Il ajoute avoir de bonnes relations professionnelles avec le commissaire de police. ?Il a fait sa déclaration en son âme et conscience, mais aujourd?hui, il prétend le contraire en adressant au journal une mise au point bidon.?
Dans sa plaidoirie, Me Gujadhur, assisté de Mes Narghis Bundhun et Shyam Servansingh, argue que la déclaration du commissaire au journal constitue ?un outrage à la cour?. L?affaire est renvoyée au 19 mars 2004 afin de permettre à Mes Satyajit Boolell, Sonah Ruchpaul, l?avocat du Défi Plus, et à Gheereesha Thupsy, qui représente le Directeur des poursuites publiques, d?organiser leur défense.
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