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?On va s?attaquer aux ?snacks? et fritures dans les écoles?
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?On va s?attaquer aux ?snacks? et fritures dans les écoles?
● Y a-t-il eu des cas de chikungunya jusqu?ici ?
Non, nous n?avons pas de cas à ce jour. Toutefois, la période des grosses pluies se fait encore attendre. Ce n?est qu?au début de cette année que nous pourrons réellement évaluer nos efforts. Mais déjà, il semble que nos multiples actions commencent à avoir leurs effets.
Par exemple, le signal fort que nous avons voulu donner pour responsabiliser la population, à travers la contravention directe pour les négligents, qui s?élève à Rs 1 000. Mais les spécialistes prévoient moins de cas cette année, à la fois parce qu?une partie de la population a été immunisée et à cause des campagnes de nettoyage.
?La formation sera ma priorité. Surtout au niveau de la communication entre le patient et le personnel. Sans compter que l?unité spécialisée pour le cancer sera mise en place.?
● Quelles sont ces ?actions multiples? pour contrecarrer cette maladie ?
La surveillance sur le terrain a été rigoureuse. Nos équipes sanitaires et entomologiques ont été renforcées. Le contrôle et le suivi de ceux qui viennent de l?étranger ont également été très méticuleux. L?unité de coordination à mon ministère a passé au peigne fin les différentes actions et ce, de manière régulière.
Le contrôle des vecteurs que sont les moustiques au moyen de larvicides a été fait même pendant l?hiver, de même que la fumigation dans les régions à risques. Nous avons mis en place un médecin sentinelle dans chaque région afin de nous avertir des cas suspects, pour des interventions rapides. Sans compter que nous avons l?impression que la population a également pris conscience des risques.
● Quelles se-ront vos priorités pour cette année ?
Nous comptons mettre en pratique l?interdiction des boissons gazeuses dans les écoles en définissant ses modalités. Ainsi, nous comptons bien contrôler les ventes dans les cantines scolaires. L?on s?est attaqué à la boisson, l?on va cette fois se tourner vers les snacks et les fritures.
Trop d?enfants mangent mal. Ce qui constitue un facteur de risque pour l?obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires.
De plus, le national framework pour les diabétiques sera prêt en début d?année. C?est un ambitieux programme de prévention et de traitement que nous allons proposer. Il faut que le test de H1abc, qui consiste à tester le taux de glucose sur une longue période, soit déjà disponible dans les services publics.
La formation sera ma priorité. Surtout au niveau de la communication entre le patient et le personnel. Sans compter que l?unité spécialisée pour le traitement du cancer sera mise en place. Ma quatrième priorité est de démarrer la construction de l?hôpital Jeetoo d?ici la fin de l?année.
● Le ?Medical Council Act? est en préparation. Quelles en seront les grandes lignes ?
Les spécialistes mauriciens qui pourraient exercer en Angleterre n?ont pas le droit de le faire. Nous allons corriger cette anomalie. Le Conseil de l?Ordre des médecins sera doté de plus de pouvoir. Et nous envisageons aussi de voir dans quelle mesure mettre en place un egibility certificate avant que l?étudiant ne part pour ses études. Le plus important demeure que l?internat, actuellement d?un an, passera à deux ans.
● Quelles sont les autres lois en gestation à votre ministère ?
Le Pharmacy Act, qui visera à créer un Ordre des pharmaciens. Il y aura également une loi pour les tests cliniques sur les cobayes pour les crèmes et les médicaments. A plus long terme, nous présenterons la loi sur le traitement de fertilité in vitro.
● Le département flambant neuf de l?hôpital Victoria n?est toujours pas opérationnel après plus d?une année. Comptez-vous accélérer son ouverture ?
Nous allons dès ce mois-ci enclencher la machinerie pour que d?ici avril, ce département puisse fonctionner. D?autant que l?on sait que les urgences de l?hôpital Victoria sont souvent débordées. Un litige a retardé le projet, mais nous comptons y remédier.
● D?année en année, l?audit critique les départements de santé pour les abus et les gaspillages. Essayez-vous d?y mettre un peu d?ordre ?
Nous avons déjà essayé. Mais il faut avant tout un changement à plusieurs niveaux. Quand vous essayez d?entreprendre des changements, il y a de la résistance. Il faut encore pouvoir responsabiliser les gens en insistant non seulement sur la nécessité de travailler dur, mais de travailler habilement. Cela nous aidera à épargner des millions.
● Les équipements des hôpitaux laissent toujours à désirer et sont souvent en panne. Les me-sures se font toujours attendre?
Nous avions décidé d?entreprendre un audit mais cela prend un peu de temps. Maintenant que le système d?octroi de contrats a été revu, cela aidera dans une grande mesure à régler ce problème. L?on va aussi s?attarder sur la maintenance, qui a souvent été un maillon faible du système.
● Un nouvel opérateur, Appolo Bramwell, commence ses travaux d?ici peu. Comment l?accueillez-vous ?
Cela s?insère dans le projet visant à faire de Maurice une plate-forme pour le tourisme médical. En plus, il existe de la place pour un hôpital high-tech à Maurice. Et puis, la compétition qui va s?installer ne peut que bénéficier aux patients.
Propos recueillis par Jane L. O?NEILL
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