Publicité

Usagers de la route indignés !

3 mars 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Si chaque matin vous passez par Vacoas, vous devez sûrement être indignés d?arriver souvent en retard au travail depuis une semaine. En effet, l?avenue Swami Sivananda, la Club Road et une partie de l?avenue John Kennedy sont fermées à la circulation. Des travaux de tout-à-l?égout y sont en cours, causant d?importants embouteillages le matin. Le problème est plus aigu les jours de marché.

Nous avons essayé de comprendre. Jacques Nauvel, project manager a la Wastewater Management Authority, explique que ce chantier permettra de pallier le problème d?inondations dans la région de Curepipe. «C?est un système nécessaire à toute la région des Plaines-Wilhems. Les travaux ont commencé en 2005 et doivent finir en 2008.»

Etait-il nécessaire de bloquer cette route principale ? «Nous n?avions pas le choix. L?avenue Swami Sivananda a été choisie après des consultations techniques. Nous avons pris l?engagement auprès du ministère des Services publics de finir en quatre semaines et de causer le moins de trouble possible. Nous avons aussi prévu un couloir pour le marché (market lane) pour assurer un minimum de circulation à côté du marché.»

Pourquoi alors ne pas effectuer des travaux la nuit ? «A Maurice, ce n?est pas possible. Cela nous coûterait beaucoup trop cher. De plus, avec ce genre de tuyau, c?est dangereux de travailler la nuit.» Dangereux et compliqué.

Du côté des services de police, l?inspecteur Rayaz Boolaky, du poste de Vacoas, nous assure que ses effectifs font de leur mieux pour guider les automobilistes. «J?ai sept policiers chaque jour dans ce quartier. Mais je comprends que les usagers perdent patience, surtout les mardis et les vendredis.» Ces jours-là se tient le marché de Vacoas et la situation est pire.

«Nous ne pouvons empêcher les marchands de débarquer et d?embarquer leurs marchandises. Forcément, cela provoque une plus grande congestion de la circulation», nous dit l?inspecteur Rayaz Boolaky. Il avoue qu?on ne peut que prendre son mal en patience et essayer, autant que possible, de prendre des routes alternatives. «Otan ki posib bann dimoun bizin pass par bann ti sime.»

Le maire de la ville, Ashvin Dookun, nous assure que l?ingénieur avait bien demandé que des rues aussi importantes ne soient pas bloquées. Mais sa demande n?a pas été prise en considération.

A quand la fin du calvaire pour les usagers de la route ? «Dans deux semaines, tout devrait rentrer dans l?ordre», nous promet Jacques Nauvel. Pour recommencer ailleurs, probablement?

Publicité