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United Docks fait appel à la commission électorale

2 octobre 2006, 20:00

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United Docks Ltd (UDL) est au centre d?une boardroom battle depuis environ un mois. Et les choses s?activent en prévision de l?assemblée générale de la United Docks Ltd. La direction de la compagnie a fait appel à la Commission électorale pour superviser l?élection des directeurs prévue pour le 17 octobre lors d?une assemblée générale spéciale. Objectif : assurer la transparence de cet exercice alors que la compagnie est en train de vivre une bataille au sommet.

Horus Ltée, un gros actionnaire, détient 18,27 % des parts de la compagnie. Il veut prendre le contrôle de la société et recherche le soutien des petits porteurs.

Bataille par voie de communiqués

A deux semaines de la tenue de l?assemblée générale, le bras de fer est bien enclenché. Les deux parties se confrontent en public par voie de communiqués de presse. Dans les coulisses, des tractations entre groupes d?actionnaires vont bon train pour faire ou défaire, selon les intérêts en jeu, les man?uvres de prise de contrôle de la compagnie.

Horus multiplie les initiatives en vue de rallier le maximum de petits porteurs à sa cause. Les proxy représentent un instrument par excellence pour faire des alliances susceptibles de peser dans la balance. D?où la pertinence de la polémique au sujet des proxy forms entre les deux groupes. La direction d?UDL accuse Horus d?avoir distribué de mauvais formulaires aux actionnaires. Horus va probablement réagir à ces accusations dans un communiqué de presse aujourd?hui.

?C?est bien qu?UDL ait demandé à la supervision électorale de veiller au bon déroulement de l?élection des directeurs. Mais je pense qu?il faut aller une étape plus loin en lui confiant également toute la gestion des proxy afin d?éviter les soupçons de malversation de part et d?autre?, affirme Nassir Ramtoola.

Celui-ci est un des candidats identifiés par Horus pour siéger au conseil d?administration en cas de prise de pouvoir. Il explique avoir été approché par Horus en raison de son engagement en faveur du shareholders? activism.

Horus est une joint-venture entre Ducray Lenoir (Investments), dont le président est l?homme d?affaires Dominique Galéa, et Harel Frères Ltd. Non satisfait de la performance et de l?orientation d?UDL, ce groupe veut ni plus ni moins qu?une révolution de palais. Ils ont convoqué une assemblée générale spéciale (le 17 octobre prochain) avec pour but principal de renverser les membres de l?actuel conseil d?administration.

Les contestataires reprochent à la direction d?UDL de ne pas suf-fisamment communiquer avec les actionnaires (ils sont quelque 1 900 au total) et se posent des questions sur un projet immobilier dans lequel l?entreprise compte investir. Horus estime que le coût du projet, qui est d?environ Rs 1,9 milliard pour la première phase seulement (le développement comprend quatre phases), est trop élevé. Ses membres sont d?avis que cet investissement n?est pas dans l?intérêt des actionnaires.

La direction d?UDL soutient le contraire et avance que le projet ainsi que ses autres activités vont dans le droit fil de la création de la valeur pour la compagnie et à tous ceux qui en détiennent des actions. Elle reproche à Horus d?induire les actionnaires en erreur et soutient que celui-ci n?a aucun business plan à présenter aux actionnaires.

Bonne gouvernance

Pour pouvoir exercer son influence sur le cours des choses, Horus est à la recherche d?un contrôle total du conseil d?administration. Il veut, en effet, la tête de neuf des onze directeurs de la compagnie à savoir celles de Jean Piat (président du conseil), Louis Adolphe Vallet (vice-président), Patrick Ducray, Georges Doger de Spéville, Dawood Salehmohamed, Louis Raffray, Antoine Harel et Joseph Marc Hardy.

Les nouveaux noms proposés pour siéger au conseil sont Louis Dupont de Rivalz de St Antoine, Dominique Galéa, Alexis Harel, Anwar Kathrada, Jean Hughes Maigrot, Félix Maurel, Cyril Mayer, Nassir Ramtoola, Alain Vallet et Kuo Hsing Bernard Wong Ping Lun.

?Une fois élus comme directeurs, nous allons mettre en place un cadre approprié de bonne gouvernance au sein de l?entreprise. Nous comptons avoir un regard neuf sur les projets de la compagnie?, soutient Nassir Ramtoola.

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