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Une voiture seconde main sème la discorde

18 janvier 2004, 20:00

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UNE VOITURE qui rend service peut parfois s?avérer source de gros problèmes. Sarita, âgée d?une trentaine d?années et résidant dans le Sud, l?a appris à ses dépens. Il a fallu beaucoup de persévérance à cette employée de banque avant de pouvoir s?offrir la voiture de ses rêves.

Le 3 septembre dernier, Sarita se rend chez un concessionnaire automobile de la capitale pour acheter une Toyota Duet. Il faut qu?elle débourse Rs 300 000 pour acquérir ce véhicule de seconde main qui a 17 000 kilomètres au compteur. La livraison se fera deux jours plus tard. Sarita est aux anges. Mais sa joie sera de courte durée. Un problème mécanique immobilisera le véhicule six semaines après sa livraison. ?J?ai eu vraiment peur quand ma voiture est tombée en panne. J?avais dépensé beaucoup d?argent pour l?acheter?, explique la jeune femme. Dès le lendemain, se prévalant d?une durée de trois mois de garantie du véhicule, elle le fait remorquer à l?agence pour qu?il soit réparé. Après un premier examen, les mécaniciens assurent à la jeune femme que les réparations ne prendront que quelques jours.

Après une vingtaine de jours, la voiture n?est toujours pas rendue à sa propriétaire. ?Je me suis rendue une dizaine de fois à l?agence mais à chaque fois, les responsables m?ont demandée de repasser plus tard?, affirme Sarita. Excédée, la jeune femme, qui était en plein préparatif de mariage, menace de porter plainte contre le concessionnaire automobile si sa voiture ne lui est pas rendue au plus vite.

Les responsables lui proposent alors de remplacer sa Toyota Duet par une Toyota Vitz dans les trois jours qui suivent. Il lui faudra attendre quatre semaines supplémentaires avant de pouvoir enfin voir la voiture de remplacement. Mais la mésaventure de Sarita est cependant loin d?être terminée. Il lui faudra se rendre à plusieurs reprises à la douane avant de prendre possession du véhicule. ?La première fois que je me suis rendue à la douane, les quatre pneus étaient crevés, la seconde fois, le véhicule était en train d?être lavé, ensuite, les officiers n?ont pas été en mesure de retrouver le véhicule?, raconte-t-elle. Il lui faudra attendre jusqu?au 10 décembre pour que toutes les formalités soient complétées. Sarita se rend, ensuite, chez sa compagnie d?assurances avec en sa possession, le numéro de châssis du véhicule pour le faire assurer.

?Ce n?est que huit jours plus tard que j?ai appris que le numéro de châssis ne correspondait pas à ma voiture. Je roulais tout ce temps sans assurance?,confie-t-elle. Le numéro appartenait en effet à une autre Toyota Vitz. Sarita décide alors de consigner une déposition au poste de police de L?Escalier. Il lui faudra encore plusieurs semaines avant de régulariser son véhicule.

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