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Une vendeuse accuse son patron de viol

12 novembre 2006, 20:00

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Une vendeuse de 17 ans, habitant Curepipe, a accusé son employeur de viol dans une déposition, vendredi, au poste de police de Coromandel, Selon elle, le délit aurait été commis, jeudi dernier, après qu'elle eut été giflée et entraînée de force dans une chambre d?une pension de famille située tout près de la route royale à Coromandel.

Le rapport du Dr Sudesh Kumar Gungadin, principal police medical officer, qui a examiné la victime vendredi soir, a révélé qu?elle a effectivement eu des rapports sexuels. Arrêté par la police le lendemain, le propriétaire du magasin, âgé de 27 ans, a nié les accusations portées contre lui. Une enquête a été ouverte et la police s?est rendue, durant le week-end, à la pension de famille pour interroger le gérant sur la présence du couple dans son établissement. ?Nous avons eu la confirmation, auprès du gérant, que les deux personnes impliquées y étaient le jour où le viol aurait été commis?, a déclaré, hier soir, une source proche des enquêteurs.

Dans sa déposition, la vendeuse explique qu?elle a été embauchée, il y a environ deux semaines, comme vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter, à Rose Belle. Le jour du viol, son patron lui aurait, vers midi, demandé de l?accompagner à Port-Louis pour acheter des tissus chez un grand fournisseur en lui promettant de la raccompagner chez elle après. Elle a, dit-elle, accepté mais en ignorant que c?était une astuce de la part de son patron pour avoir des rapports sexuels avec elle.

En cours de route, elle dit avoir remarqué que la voiture prenait une autre direction et qu?elle en a fait la remarque à son patron. Celui-ci l?aurait rassurée en lui expliquant qu?il devait d?abord passer par Coromandel pour récupérer d?autres tissus.

Une fois sur place, son employeur l?aurait invitée à descendre mais qu?une fois à l?intérieur, elle se serait rendu compte que c?était une pension de famille. Elle aurait tout de suite compris alors, qu?il l?avait emmenée là dans un but précis.

La vendeuse affirme avoir voulu s?enfuir mais que son patron l?aurait alors attrapée par le bras pour la conduire, contre son gré, dans une chambre. Elle aurait tenté, une deuxième fois, de fuir mais une bonne paire de gifles lui aurait ôté toute idée de résistance. Elle ajoute avoir désespérément cherché de l?aide mais que ?pa ti ena person dan koulwar?.

Elle se serait finalement retrouvée dans une chambre où elle aurait été violée. Après avoir assouvi ses pulsions sexuelles, le jeune homme l?aurait ramenée chez elle. Ce n?est que le lendemain qu?elle s?est confiée à une amie qui travaille dans un magasin situé à côté de celui où elle travaillait. Cette dernière aurait, par la suite, insulté l?employeur avant de conseiller à la jeune fille d?aller porter plainte à la police.

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