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Une présidence très convoitée
C’est la dernière ligne droite de la campagne présidentielle au conseil des districts de Moka-Flacq. Les 36 conseillers de district attendent le fameux mot d’ordre du Parti Travailliste, qui doit intervenir d’ici ce week-end, pour élire un représentant d’un village tombant dans la circonscription no 9 (Flacq-Bon-Accueil).
La présidentielle a été fixée au lundi 2 juillet : il reste donc encore six jours aux candidats pour rallier une majorité de conseillers du district no 9. C’est un facteur déterminant pour avoir un mot d’ordre en sa faveur. En fait, les conseillers habitant dans les circonscriptions no 8 (Moka-Quartier-Militaire) et no 10 (Montagne-Blanche-Grande-Rivière-Sud-Est) ne s’ingèrent pas dans cette étape de la campagne.
En effet, au conseil de Moka-Flacq, la présidence est attribuée selon un système de rotation entre des représentants des trois circonscriptions de l’Est. Chaque année, un candidat d’une circonscription différente de l’Est est choisi comme président. Ainsi, après les villageoises de décembre 2005, Sonalall Seeburrun, un candidat de Camp-Thorel, qui se trouve dans la circonscription no 8 (Moka-Quartier-Militaire), est devenu président.
Pour le mandat 2007-2008, quatre candidats sont dans la course pour la présidence : Tapeshwarsing Bissoondoyal de Bon-Accueil, Bob Choolhun de Mare-La-Chaux, Oomesh Rajkumarsing de Laventure et Bojh Ramkurrun de Poste-de-Flacq. Un cinquième candidat, Sunil Rajapundit de Brisée-Verdière, s’est désisté la semaine dernière pour des raisons personnelles.
“Réceptions bien arrosées…”</B>
Selon certains conseillers, le nom de Tapeshwarsing Bissoondoyal est très cité au sein du PTr. “Mais tout dépendra du mot d’ordre final du Labour. Comme tous les candidats sont proches du PTr, trois d’entre eux se désisteront pour que le nouveau président soit élu à l’unanimité. C’est ce qui s’est passé après les villageoises pour l’élection de Sonalall Seeburrun”, explique un conseiller de district.
Tapeshwarsing Bissoondoyal en est à son troisième mandat de conseiller de district de Bon-Accueil depuis 1998. Il n’a jamais été président du conseil de l’Est. Ses projets prioritaires, s’il est élu, sont l’aménagement d’un champ de foire, l’installation de nouveaux points de lumière et la réfection des routes dans son village.
Oomesh Rajkumarsingh, de Laventure, affirme avoir le soutien d’une majorité de conseillers de district, soit 19 sur 36. Il promet la construction d’un complexe pour abriter la foire de Centre-de-Flacq, un projet laissé au frigo depuis longtemps.
“A ma dernière réunion, 27 conseillers m’ont promis leur soutien”, déclare pour sa part Bob Choolhun, dont c’est le deuxième mandat de conseiller de Mare-La-Chaux. Il a pris un congé comme duty manager de l’hôtel Saint-Géran, poste qu’il occupe depuis 28 ans, pour se lancer dans la bataille présidentielle.
Détenteur d’un diplôme en Hotel Management, il est confiant de son élection du fait qu’il est déjà membre exécutif du Parti Travailliste pour la circonscription no 9.
Bob Choolhun jouit du soutien de l’actuel président du conseil de districts, Sonalall Seeburrun. S’il est victorieux, il assurera la continuité. Sa plus grande priorité est la construction d’un marché moderne à Flacq avec des facilités de parking.
Le représentant de Mare-La-Chaux veut aussi créer un site web pour le conseil de districts. Il propose également un budget spécial pour les crématorium de Moka-Flacq.
Bojh Ramkurrun, de Poste-de-Flacq, s’élève contre la “séquestration” et le “harcèlement” des conseillers de district avant la présidentielle. “Il faut que les conseillers soient libres de faire leur choix et non être contraints à suivre le mot d’ordre ki vinne la haut. Je condamne la pratique d’inviter des conseillers à des réceptions bien arrosées ou à loger dans des bungalows pour obtenir leur faveur”, dit-il.
Conseiller depuis 20 ans, il militera pour redonner aux conseillers leur dignité. “Actuellement, ils n’ont aucun pouvoir. Ce sont les officiers qui prennent les décisions. Il faut donner l’autonomie au conseil des districts”, soutient-il.
“Après avoir soutenu et fait élire plusieurs présidents, c’est maintenant mon tour d’être président et de mettre en pratique ma longue expérience”, confie-t-il.
Ayant pour devise putting councillors first, il veut redresser le conseil des districts en cent jours ou de démissionner s’il n’y parvient pas.
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