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Une pluie d?étoiles

14 mai 2005, 00:00

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Le 58e Festival de Cannes a commencé, comme toujours par une pluie d?étoiles, sur les marches du Palais. Les grandes actrices, parce qu?elles le valent bien ont ouvert la marche vers la cérémonie d?ouverture. Deneuve, Bouquet, Laetitia Casta, et les deux très «esthétiques » membres du jury, Salma Hayek et Nandita Das, en attendant de découvrir la maîtresse de cérémonie, Cécile de France.

Pas facile de tenir ce rôle après Monica Bellucci et Laura Morante. Mais la jeune actrice belge s?est très bien sortie. «Etre votre maîtresse de cérémonie est un grand honneur et une grande émotion. On dit grande émotion quand on a peur. C?est donc une immense émotion d?être avec vous ce soir!» Elle a redonné un coup de jeune et de fraîcheur au Festival de Cannes, ramené l?innocence dans l?immense salle obscure, devant un parterre angoissant de membres du club cannois, aussi fermé que médiatisé.

Après un petit trac, elle reprend de son entrain, raconte une histoire, celle des maîtres de l?ombre, les superhéros du cinéma, les «wonder make-up women qui peuvent nous faire les seins de Gina Lollobrigida avec un sparadrap». De l?humour et de la tendresse, avant le rêve, un numéro aérien par une acrobate du Cirque du Soleil, un ballet de feu sous les étoiles et sous les yeux du président du Jury Emir Kusturica, «El Commandante, monsieur le cinema ». Quelques mots simplement du cinéaste qui a déjà reçu deux Palmes d?Or à Cannes.

De retour sur la Croisette, Aishwarya Rai, membre du jury l?an dernier, revenait sur la scène, en compagnie du cinéaste américain Alexander Payne, (réalisateur de Sideways), pour ouvrir officiellement le 5e festival du film de Cannes. C?est donc parti pour une quinzaine de films en tous genres, de montées des marches sous les flashs, de note d?hôtels pharaoniques, de standing ovations, de scandales scandaleux.

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