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Une opposition au tapis
L?opposition ressemble à un boxeur groggy qui a du mal à se relever. » Commentaire acerbe de Joe Lesjongard pour qualifier la réaction des députés de l?opposition tout au long de cette première semaine de débats consacrés au budget 2004-2005.
L?explication de ce membre du Front Bench de la majorité prend plus de sens si l?on s?en tient à la prestation du leader de l?opposition. En effet, le discours prononcé lundi par Navin Ramgoolam a été, pour le moins, décousu. Il avait, en effet, du mal à suivre le fil de sa pensée.
Il convient cependant de souligner que les chahuteurs de la majorité ont tout fait pour l?interrompre. Plusieurs d?entre eux lui ont lancé de temps en temps des remarques dans l?unique but de le dérouter. À telle enseigne que le speaker est intervenu pour réclamer de la discipline. « I think the Hon. Leader of the Opposition should be allowed to make a speech without being interrupted. »
Semer la confusion
Pour peu qu?elle ait été respectée, la consigne de Dev Ramnah n?est pas parvenue pas à remettre Navin Ramgoolam d?aplomb. Il a tenté pourtant, au tout début de son intervention, de semer la confusion dans les rangs de la majorité en montant en épingle l?approche consensuelle recherchée par le vice-Premier ministre. « He gives the impression that he listens, as opposed to the cynical approach of his predecessor, and that he has a heart. » Ou encore lorsqu?il a rappelé le manque de solidarité ministérielle affiché par Sylvio Michel sur le texte de loi portant sur les organismes génétiquement modifiés.
Toujours est-il qu?il a terminé son discours en queue de poisson. Lorsque le speaker lui demande, avant de lever la séance pour le déjeuner, s?il est sur le point de terminer ou s?il lui faut encore du temps, Navin Ramgoolam répond qu?il a encore pas mal de choses à dire. Cependant, à la reprise, il ne tiendra le crachoir que pour dix minutes à peine.
Devant pareille chute, la majorité ne peut demander mieux. Sushil Khushiram, le premier à intervenir pour le gouvernement, remue le couteau dans la plaie. « The opposition has been caught in their own net, hung on their own ropes, and impaled on their own sword?. discomfited and at a loss of words. »
En dépit des diverses Private Notice Questions posées tout au long de la semaine, l?opposition a donné l?impression d?avoir du mal à retrouver ses marques. Ce qui incitera Arianne Navarre-Marie à dire « qu?il suffit d?observer leur mine déconfite pour comprendre comment le budget a été accepté ».
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