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Une nouvelle dépression tropicale à Toliara
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Une nouvelle dépression tropicale à Toliara
Avec la formation d?un système dépressionnaire qui s?approche des côtes sud-ouest de Madagascar, les habitants de Toliara craignent une éventuelle inondation. Les systèmes dépressionnaires se succèdent. à peine une semaine après le passage de Clovis, la Grande île est de nouveau menacée par une dépression tropicale qui s?est formée dimanche, dans le canal de Mozambique.
Lundi à 16 heures, le centre de cette dépression tropicale était localisé à 60 kilomètres à l?ouest de Manombo, dans le district de Toliara II. Elle se dirige vers le sud-est à une vitesse de 9 km à l?heure. Elle s?approche donc des côtes sud-ouest de l?île provoquant des rafales de vents atteignant les 75 km à l?heure et un vent moyen dont la vitesse s?élève à 55 km à l?heure.
?Le système n?a pas encore rempli les critères qui permettent d?avoir un nom?, fait savoir un prévisionniste de la direction des Exploitations météorologiques. Néanmoins, les pluies abondantes accompagnées de coups de vents persistent toujours dans les régions situées dans le Sud du pays, poursuit-il.
Risque d?inondation
à cet effet, un avis d?avertissement est lancé pour les districts de Belo sur Tsitibihina, Morondava, Mahabo, Beroroha, Morombe, Manja, Ankazoabo et Ihosy. Les districts de Betroka, Iakora, Midongy Atsimo, Vangaindrano et Befotaka reçoivent un avis de menace. Ceux de Toliara I et II, Sakaraha, Benenitra, Betioky Atsimo, Ampanihy, Bekily, Beloha, Tsihombe, Ambovombe, Amboasary et Tolagnaro reçoivent un avis de danger imminent.
La ville de Toliara risque de payer un lourd tribut à la pluie diluvienne. Depuis trois jours, des fortes précipitations s?abattent sur la cité du Soleil. étant donné cette situation, une inondation n?est pas à écarter.
?Les systèmes d?évacuation n?arrivent plus à écouler les eaux de pluie. La situation est d?autant plus grave si les pluies diluviennes coïncident avec l?équinoxe ou une éventuelle rupture de la digue de Fiherenana?, craint-on. L?entreprise Anjavola travaille d?arrache-pied. L?objectif étant de réparer la brèche de 800 mètres qui s?est formée à la digue de la rivière Fiherenana. Ceci, en vue d?éviter un débordement de la rivière qui risquerait d?inonder plusieurs communes de la province de Toliara.
Les autorités locales conduites par l?adjoint du Président de la délégation spéciale (PDS) de Toliara rassurent l?opinion. Malgré tout, bon nombre des habitants de Toliara ne sont pas optimistes. Ils préfèrent abandonner leurs maisons et trouver refuge sur les zones en hauteur. ?Boucher une brèche de 800 mètres avec des moellons et des sacs de sable n?est pas assez prudent. Ces matériaux pourraient ne pas supporter le débit de la rivière et rompre?, avance un habitant de Toliara.
Henintsoa ANDRIAMIARISOA L?express Madagascar
APRES CLOVIS
Un enfant emporté par les eaux à Maintirano
Les pluies diluviennes résultant du cyclone Clovis ont fait des dégâts considérables. Des enfants en ont été les principales victimes. Le bilan provisoire fait état d?un enfant emporté par les eaux à Maintirano et d?un autre blessé à Vohipeno.
Un enfant a été emporté par les eaux à Maintirano, un district de la région Melaky dans le centre-ouest de Madagascar. ?Jusqu?à maintenant, cet enfant résidant à Amboloandro, fokontany situé dans la commune d?Ambahikizo, est porté disparu?, communique un agent de la région de Melaky. ?Personne ne sait s?il est encore en vie. Malgré tout, les recherches continuent?, poursuit-il. à Vohipeno, la crue des rivières a provoqué la blessure d?un bébé. ?Ce dernier était sur le dos de sa mère, qui a dû le lancer vers l?autre côté quand elle a voulu traverser une chaussée inondée. L?enfant a heurté une tôle. Ce qui a provoqué des égratignures sur son crâne?, raconte un témoin. Le bébé a pu s?en sortir grâce aux premiers soins.
A Farafangana, les élèves qui auraient dû regagner les bancs de l?école lundi 8 janvier n?ont pu le faire. La rentrée scolaire est reportée à la semaine prochaine. ?L?objectif étant d?assurer leur sécurité et de permettre à l?eau de se retirer de certaines écoles?, confie un responsable de la Circonscription scolaire (Cisco) de Farafangana. à Nosy Varika, des hectares de champs cultivables et de rizières sont sous l?eau. De ce fait, une grande partie de la récolte sera abîmée. Ce qui risque d?engendrer une crise alimentaire à la prochaine période de soudure. ?étant donné cette situation, les interventions sont orientées vers le renforcement des aides alimentaires et l?appui des paysans à travers la dotation de semences?, note Jacky Roland Randimbiarison, secrétaire exécutif du Conseil national de secours (CNS). Concernant le district de Mananjary, le fokontany d?Andovosira n?est plus submergé. ?L?eau commence à se retirer progressivement. Ainsi, les sinistrés commencent à regagner leur domicile?, poursuit-il.
DEUX VILLES DU SUD-EST ET DU SUD-OUEST INONDEES SUITE A LA CRUE DES RIVIERES
■ Les dégâts laissés par le cyclone Clovis ne cessent de s?alourdir. à l?heure actuelle, deux villes du Sud-Est et du Sud-Ouest de Madagascar pataugent dans l?eau suite aux pluies torrentielles de ces derniers jours. Il s?agit de Farafangana, chef-lieu de la région Atsimo Antsinanana, et Mahabo, une commune rurale de la région Menabe dans le Sud-Ouest.
L?inondation de Farafangana fait suite au débordement de la rivière de Manampatrana en crue depuis le passage du cyclone dans cette partie de l?île la semaine dernière. ?Dans ce cadre, le quartier Anosinakoho et les bas quartiers situés à proximité de la rivière s?avèrent être les plus submergés?, déclare Christian Razanabahiny, chef de la région Atsimo Antsinanana.
Pour Mahabo, l?inondation résulte de la défaillance de la rivière de Morondava traversant la ville. Selon un habitant de la commune, ?une partie de la digue de protection longue de 200 mètres s?est effondrée. La partie Sud de la ville risque d?être sous l?eau, voire d?être rayée de la carte en l?absence d?une intervention rapide.?
Les secours d?urgence attendus
La plupart des riverains de la rivière de Morondava ont temporairement trouvé refuge chez des familles ou amis, abandonnant ainsi leur maison. Pour Farafangana, ?les sinistrés sont actuellement placés au niveau des écoles primaires publiques?, note le chef de région Atsimo Antsinanana.
Samedi, le chef de district de Farafangana a donné des indications à ses collègues. C?est ainsi qu?une décision de placer les femmes et les enfants au niveau des zones en hauteur a été prise.
Les études des urbanistes de Farafangana démontrent que ?le bréchage de l?embouchure, actuellement bouchée et ne permettant pas à la rivière de Manampatrana de se déverser dans la mer, est l?unique solution pour favoriser sa rivière?.
D?après les ?Ampanjaka?, une telle action ne peut se faire que le lundi. Ainsi, le curage de l?embouchure se fera-t-il suivant les us et coutumes de la région Atsimo Antsinanana.
Les membres du comité régional de gestion des risques s?activent à évaluer les dégâts matériels et recenser les sinistrés. Cela, en vue de demander les aides d?urgence au Conseil national de secours.
?En attendant l?arrivée des secours d?urgence, le stock de positionnement composé de 100 tonnes de riz et de 12 tonnes de légumineuses sera distribué aux sinistrés?, poursuit le chef de région Atsimo Antsinanana.
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