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Une mère meurt de manière étrange
Deux fillettes debout à côté de leur frère, ne réalisent pas qu?elles sont orphelines de mère. Premila Persand, 37 ans, a mystérieusement succombé à ses blessures à la tête hier matin, à l?hôpital du Nord. La Criminal Investigation Division (CID) de Grand-Baie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du décès.
Sanjay, 41 ans l?époux de Premila, l?air abattu et aidé de son fils aîné Ashley, essaie de faire le récit de deux chutes qu?aurait faites Premila la semaine dernière. Ils estimaient que ces blessures étaient sans gravité. D?ailleurs, soutiennent-ils, Premila vaquait à ses occupations habituelles. Son fils raconte même que mercredi soir, elle avait visionné une vidéocassette de chants religieux jusqu?à 21 heures avant d?aller se coucher. Premila Persand, née Bungaroo et originaire de Ste-Croix, était adepte d?une secte. Elle fréquentait régulièrement les assemblées de prière à Grand-Gaube et à Goodlands.
Mais à 5 heures du matin hier, Ashley constate que sa mère ne se réveille pas. Son père et lui, décident aussitôt de la conduire à l?hôpital. Le médecin de service constate malheureusement le décès de cette dernière et alerte la police à cause des hématomes que porte la victime au visage.
La police de Grand-Gaube dirigée par l?inspecteur Nuckcheddy et la CID, menés par le surintendant de police Bala Kamatchi, sont informés. Le corps de Premila Persand est transporté à la morgue de l?hôpital Jeetoo aux fins d?autopsie. Celle-ci pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, médecin légiste attribuera le décès au ?shock following head injury ?. Le Dr Gungadin va également découvrir plusieurs blessures, au front, au menton, au genou et au bras droits ainsi qu?un hématome sur le côté droit de la tête. Il estime que ces blessures datent de trois à quatre jours.
Mariée depuis 19 ans, le couple Persand a quatre enfants : Ashley, 17 ans, étudiant en Form V au collège Friendship de Goodlands et trois filles âgées de 13, 6 et 5 ans. Les funérailles ont eu lieu hier après-midi.
Les hommes du SP Kamatchi ont longuement interrogé l?époux et le fils de la victime hier, pour déterminer pourquoi elle n?a pas été conduite à l?hôpital alors qu?elle avait des ecchymoses au visage.
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