Publicité

Une erreur empêche le député Ajay Gunness de quitter le pays

17 mars 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le député du Mouvement militant mauricien (MMM) dans la circonscription n° 10 (Grande-Rivière-Sud-Est- Montagne-Blanche), Ajay Gun-ness, s?est vu interdire de quitter le pays samedi matin. Il avait déjà passé le comptoir de l?immigration quand un policier l?a approché et a saisi son passeport. Mais plus tard, le Passport and Immigration Office (PIO) l?informait par téléphone qu?il y a eu erreur et que son passeport allait lui être restitué.

Des responsables au PIO déclarent que la cour intermédiaire n?a pas informé leur bureau de la levée de l?interdiction de quitter le pays. Le nécessaire n?a été fait que vers 10 h 20 samedi .

Pour Paul Bérenger, leader du MMM, qui a évoqué l?affaire lors d?une conférence de presse samedi, il s?agit d?un outrage à la cour «car la cour a refusé d?émettre un ordre quand l?ICAC voulait interdire à Ajay Gunness de quitter le pays». C?est pendant cette rencontre avec la presse que le député Gunness a reçu l?appel téléphonique du PIO.

Ajay Gunness, lui, assure que la veille de son départ (vendredi), il avait prévenu les services VIP de l?aéroport de son déplacement pour la Réunion pour une journée. Il s?est rendu à l?aéroport tôt samedi matin et a complété les formalités. Muni de sa carte d?embarquement, il attendait de monter à bord du vol MK 212, départ prévu pour 8 h 30.

Mais le sergent de police Mooniaruth a confisqué ses documents de voyage. Ses explications, dans les salons VIP, n?ont pas servi à grand-chose. Le sergent a appelé son supérieur, l?assistant commissaire de police Surendra Gokhool, lequel a confirmé au député qu?il faisait bien l?objet d?une interdiction de quitter le pays. Le député est rentré chez lui, puis s?est rendu au quartier général du MMM pour assister au point de presse de son parti.

Mais avant de quitter l?aéroport, il a porté plainte au poste de police, enregistrée sous la référence OB 138/08. Ajay Gunness qualifie ce dont il a été victime de «grossière erreur de la police», qui lui a causé «humiliations et préjudices», le faisant passer pour un criminel.

Les protestations du député ont amené des officiers du PIO à se renseigner auprès du police prosecutor de la cour intermédiaire. Ils ont ainsi appris que l?interdiction avait été levée, mais que la cour n?en avait pas donné avis.

Peu après, le surintendant de police Aroon Somar, responsable de la police de l?aéroport, a rappelé le député pour le compte du PIO, lui disant : «Finn ena enn erer ou kapav vinn pran ou paspor pou ou ale.» Interrogé, Ajay Gunness a déclaré que dès ce matin, ses hommes de loi entameront des procédures contre la police en présence de l?Independent commission against corruption (ICAC) .

Le député, de même que Dhaneswar Soobrah, ancien directeur général de la Develop-ment Works Corporation (DWC) sont poursuivis dans le cadre de l?affaire de la rénovation du bureau d?Ajay Gunness, en mars 2005, alors ministre des Infrastructures publiques. l?ICAC avait de-mandé un ordre d?interdiction de quitter le pays contre l?ancien ministre Gunness. La magistrate Rita Teeluck avait toutefois rejeté la demande.

L?ancien ministre est accusé d?abus de pouvoirs (public official using his office for gratification). L?ancien directeur général de la DWC est, lui, accusé d?avoir pris avantage de sa position dans cet organisme pour que le contrat de cette rénovation soit alloué à Archinter Services Ltd. Ajay Gunness et Dhaneswar Soobrah nient ces accusations en bloc.

Publicité