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Une enfant de deux ans violentée à mort
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Une enfant de deux ans violentée à mort
Un crime sexuel d?une rare violence, sur la petite Marie-Anita Konsita Jolita, deux ans et demi, serait passé pour un cas de noyade, si ce n?était l?autopsie du médecin légiste Satish Boolell. Ce crime a été commis dans la soirée de dimanche.
L?enfant, qui vit à Cité La Chaux, Mahébourg, était portée disparue depuis dimanche après-midi. Son cadavre a été retrouvé hier vers 13 heures, flottant dans le lagon, à un peu plus de 200 mètres de son domicile. Il a été repêché par les garde-côtes.
Le cas a été référé au Dr Satish Boolell comme une simple noyade. Or, l?autopsie qu?il a pratiquée en début de soirée d?hier à la morgue de l?hôpital Victoria, Candos, a établi que la petite Marie-Anita a été sexuellement agressée. L?acte a été d?une telle barbarie qu?il a causé une hémorragie sévère.
Le crâne fracture
En outre, la présence de multiples blessures à la tête indique que l?enfant y a reçu de violents coups, au point d?avoir le crâne fracturé. Elle a perdu tellement de sang au niveau du périnée et du cerveau qu?elle en est morte. D?après le Dr Boolell, assisté par les docteurs Maxwell Monvoisin et Sheila Mudhoo, stagiaires, Marie-Anita aurait déjà été morte ou aurait sombré dans un coma profond quand son corps a été jeté à la mer. Le décès remonterait à dimanche soir. La police n?écarte pas la possibilité que ce crime horrible soit l??uvre d?un pédophile.
Rosie St Mart, la jeune grand-mère de Marie-Anita, est venue récupérer le petit corps sans vie à la morgue de l?hôpital hier soir. Elle est transie tant par le froid mordant que par le choc de cette disparition brutale. Quand les deux parents qui l?accompagnent émergent du bâtiment avec le petit cadavre enroulé dans un drap blanc, elle ne peut contenir ses larmes et cache son visage dans la veste de sa cousine, Nathalie Salvara.
Ce ballot-là ne peut être sa petite Marie-Anita, qui était de nature si enjouée et qu?elle chérissait. Dimanche, vers 17 h 30, l?enfant, vêtue d?un petit haut et d?un short en jean, gambadait et riait encore sous ses yeux et ceux de sa mère, Marie, âgée de 18 ans. Un moment d?inattention, et la gamine avait disparu, comme envolée.
Aussitôt la disparition signalée, les recherches enclenchées par les policiers de la Criminal Investigation Division de Grand-Port-Savanne, menés par l?assistant surintendant Jean-Claude Gungah, n?ont rien donné dimanche soir. Le chien renifleur a été mis à contribution lundi et c?est toujours vers la mer qu?il conduisait les enquêteurs. La découverte du cadavre hier lui a donné raison.
Peines lourdes réclamées
Horrifiée, Nathalie Salvara se demande qui est cet être immonde qui a tué sa petite parente. ?Ban dimounn koum sa pa merite gaign kosion?, soutient-elle. Cette question a été évoquée par les proches et amis de la famille Jolita hier soir, au cours de la veillée mortuaire. Ils comptent faire une pétition et l?envoyer au ministère de la Justice pour réclamer des peines plus lourdes pour les auteurs de telles atrocités, notamment la prison à vie.
Les funérailles de la petite Marie-Anita auront lieu ce matin à 11 heures en l?église de Notre- Dame des Anges à Mahébourg. L?inhumation se fera ensuite au cimetière de Petit-Bel-Air.
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