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Une dizaine de collèges privés risquent la fermeture
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Une dizaine de collèges privés risquent la fermeture
Pour une petite dizaine d?établissements secondaires, cette rentrée s?avère un vrai casse-tête. Alors qu?ils sont tenus d?avoir au moins 175 élèves et des classes de 15 élèves ou plus pour pouvoir fonctionner en respect avec la loi, ils n?ont pas encore ou ont tout juste atteint ce chiffre. Environ six écoles secondaires se trouvent dans ce cas de figure.
Chez certains, la campagne de recrutement a été catastrophique avec moins de 15 élèves qui y feront aujourd?hui leur entrée en Form I. ?Nous suivons la situation de près. S?ils ne répondent pas aux critères, le gouvernement aura à enclencher le mécanisme de fermeture de ces établissements?, affirme Yahya Paraouty, président de l?Union of Private Secondary Education Employees (Upsee).
A chaque rentrée, certains de ces établissements luttent pour continuer à exister. Et année après année, de plus en plus d?établissements se retrouvent dans le rouge. ?Des petits collèges étaient déjà menacés l?année dernière et n?ont eu que dix à 15 élèves au maximum. Même la Fédération des managers des collèges privés est d?accord pour que ces établissements-là ferment leurs portes?, indique Rampersad Mungur, président de la Managers of Private Secondary Schools Union.
Mais le problème est que le ministère de l?Education n?a pas encore énoncé de politique claire pour la fermeture des collèges substandard, malgré les multiples demandes de la fédération qui regroupe les écoles secondaires du privé. C?est d?ailleurs un de leurs griefs contre les autorités.
Aucune possibilité d?amélioration
?Une dizaine de propriétaires de collèges souhaitent pourtant fermer leur établissement. Ils veulent toutefois que leur personnel soit redéployé et toucher une indemnité pour la fermeture?, confie Rampersad Mungur.
C?est ce que confirme le manager d?une de ces écoles situées dans le Nord. ?Nous ne voulons plus continuer à opérer, mais nous n?avons pas le choix. Si nous fermons notre collège, nous risquons de ne rien toucher en termes d?indemnités ou de toucher une somme dérisoire. Donc, année après année, nous luttons pour atteindre le nombre limite d?élèves et continuer à exister.?
Les syndicats suivent de près la situation. Il en est de même au niveau du ministère de l?Education. ?Un comité existe déjà. Nous attendons d?avoir les chiffres pour cette admission. A partir de là, nous engagerons des consultations et nous étudierons toutes les implications. On se donnera toutefois le temps d?étudier la situation?, déclare le ministre Dharam Gokhool.
Tout en ne souhaitant pas présager de ce qui pourrait arriver, il indique toutefois que ?s?il y a un collège avec un nombre très bas d?inscrits, ce ne serait pas pratique de le faire fonctionner ?.
Le privé souhaite cependant qu?une politique soit définie une fois pour toutes, afin d?y voir plus clair. ?On ne peut pas continuer à laisser opérer des collèges qui souhaitent arrêter ou ne correspondent pas aux normes. Il y a des solutions, mais il faut que le gouvernement ait la volonté de résoudre le problème?, explique Rampersad Mungur, rejoignant ainsi Yahya Paraouty.
?Laisser des enfants poursuivre leur éducation dans des établissements ne méritant même pas le nom d?école, ne correspond pas du tout au slogan de World Class Education du ministre de l?Education Dharam Gokhool?, soutient le syndicaliste.
Selon un rapport du Management Audit Bureau (MAB) datant de 2003 et qui n?a jamais été rendu public, 23 collèges privés non payants sur les 87 visités par le MAB ne correspondaient pas aux normes en termes de qualité. De ceux-ci, seuls quatre ont fermé leurs portes depuis (Macmillan, Willoughby (girls), Willoughby (boys) et Progressive). Trois autres, pas inclus dans cette liste, n?opèrent plus également. Ils sont le collège Stratford, le collège Northern et la New Secondary School.
Un autre rapport, finalisé à la mi-2006 par la Private Secondary Schools Authority, constate que ?quelques collèges semblent montrer aucun intérêt et ne font aucun effort pour améliorer les facilités offertes?. Les rédacteurs du document indiquent également que certains bâtiments convertis en collèges n?offrent aucune possibilité d?amélioration. ? Ces écoles ne seront pas aptes à atteindre le critère pour une World Class Quality Education ?, peut-on lire dans ce rapport.
Pourtant, ces collèges continuent à opérer sans toutefois ?atteindre les standards que l?on attend d?institutions éducatives au troisième millénaire?.
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