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Une croisade perpétuelle contre le judiciaire
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Une croisade perpétuelle contre le judiciaire
«J?envisage de ne pas plaider en Cour Suprême. Mo pa pou plede tan ki pa amenn sanzman! » tonne Dev Hurnam. Des paroles qui en disent long. Il n?a pas fini sa croisade contre le judiciaire dont il déplore l?attitude de certains membres. Il estime que le Directeur des poursuites publiques (DPP) a trop de pouvoir. Le système judiciaire n?est pas tenu en odeur de sainteté auprès du bouillant avocat. Des récriminations, il en a contre tout le monde? En août 2003, il lance des accusations graves contre l?avocat Raouf Gulbul, alléguant que ce dernier a tenté d?influencer son client. Le hic, c?est que ces allégations interviennent quelques minutes après que l?épouse de Raouf Gulbul, magistrate en cour intermédiaire, a prononcé le verdict le condamnant à six mois de prison. Il avait alors été trouvé coupable d?avoir conseillé un de ses clients de fournir un faux alibi.
Deux ans plus tôt, c?est l?ancienne DPP, Ah Foon Chui Yew Cheong et la directrice de l?Economic Crime Office (ECO), Indira Manrakhan, qui étaient ses cibles. La DPP pour avoir eu le malheur d?ouvrir une enquête sur les allégations de Soobashing Bholah. Et Indira Manrakhan pour n?avoir pas voulu lui parler au téléphone. Il n?en faut pas plus pour déclencher les foudres de Dev Hurnam qui, dans des lettres insultantes, accuse la DPP de gérer son bureau comme sa propriété privée. Il s?attaque aussi aux magistrats Rashid Hossen et Rita Teelock.
Au Parlement, il use de son statut pour interpeller le chef du gouvernement sur les sujets portant sur le judiciaire. Les plates-formes publiques sont aussi l?occasion de les fustiger. Ces déclarations foudroyantes lui ont valu de nombreuses condamnations. Ce n?est pas cela qui l?empêchera de dire ce qu?il pense.
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